Chapitre 41 : La base de la vie de couple : la discussion

Chapitre 41 : La base de la vie de couple : la discussion
-Harry ! s'exclama Ginny.
Harry murmura « Redeviens normal » au miroir et se leva.
-Heu... Ginny, ça va ?
-Qu'est-ce que tu faisais, Harry ? demanda Ginny d'un ton soupçonneux.
-Rien, mentit Harry.
-Rien, répéta Ginny en regardant Harry dans les yeux. C'était quoi, ce miroir ?
-Rien.
-Tu vas continuer à me mentir pendant combien de temps ? gronda Ginny. Je croyais qu'on se faisait confiance !
-ça n'a absolument rien à voir ! s'exclama Harry.
Ginny se calma et s'assit sur le lit de Harry.
-Comme tu voudras, marmonna t-elle.
Il y eut quelques minutes de silence.
-Désolé, dit enfin Harry.
-Je n'aime pas qu'on me cache des choses.
-J'allais le dire.
Ginny se tourna vers Harry, l'air interrogateur.
-Avec Luna, expliqua Harry. Qu'est-ce que vous mijotez ?
-Rien ! s'écria Ginny. Mais elle t'aime et elle veut que je te quitte pour...
-Lui laisser sa chance, acheva Harry.
Il y eut d'autres secondes de silence.
-Jolie gifle, dit Harry au bout d'un moment.
-Tu nous as observées ! s'exclama méchamment Ginny en se levant d'un bond.
-Calme-toi ! Ce n'est pas toi que je voulais voir, mais Luna. Je me demandais si c'était du bluff ou pas le coup de l'autre jour, quand elle m'a demandé de sortir avec elle. Je voulais savoir ce qu'elle fabriquait.
Ginny se rassit.
-Grâce à ce miroir, c'est ça ?
-C'est ça, dit Harry.
A sa grande surprise, Ginny se mit à sangloter.
-Luna... était... une bonne amie... Maintenant, je l'ai perdue... C'était elle ou toi, de toute façon...
-Arrête ! coupa Harry. Tu ne vas quand même pas me dire que tu trouves que Louf... Luna est une grande perte ?
-Elle avait beaucoup changé depuis l'année dernière, tu sais... Elle m'a dit qu'elle ne croyait plus en toutes les créatures bizarres dont son père parlait l'an dernier dans le Chicaneur... Elle a même essayé de se rapprocher d'Hermione, mais elle l'a repoussée !
-A propos d'Hermione, dit Harry, tu sais ce qu'elle a, en ce moment ?
-Non, dit aussitôt Ginny en rougissant.
Elle dévia le sujet de la conversation.
-Je suis allée voir Hagrid hier. Il m'a dit de te passer le bonjour.
-C'est bien aimable à lui, dit Harry d'un ton mauvais.
Il savait que Hagrid l'évitait parce que Voldemort cherchait à tuer les obstacles pour éliminer Harry, et, en l'occurrence, Hagrid était un obstacle.
-Tu ne vas pas te mettre à détester Hagrid non plus ! dit Ginny. Ce serait plutôt à lui de te détester, non ?
-Oh, ça va, j'ai compris, se renfrogna Harry.
La porte s'ouvrit et Dean et Seamus entrèrent.
-Salut, Harry, salut, Ginny, dirent-ils.
Harry remarqua que Ginny et Dean s'évitaient du regard.
-Bon, dit Ginny. Je vais y aller. A bientôt, tous.
Elle s'avança vers Harry mais il lui fit comprendre d'un signe de tête qu'il ne valait mieux pas s'embrasser devant Seamus et surtout Dean. D'un pas un peu déçu, elle se dirigea lentement vers la porte et sortit.
# Posté le mercredi 06 juillet 2005 12:34
Modifié le mercredi 25 avril 2007 07:04

Chapitre 42 : La réaction de Delacour

Chapitre 42 : La réaction de Delacour
Le lendemain, Harry décida qu'il irait voir Delacour pour lui parler de ce qu'il avait vu la veille. Il frappa à la porte de son bureau.
-Entrez, dit une voix.
Harry poussa la porte. Delacour était assise à son bureau, plongée dans un paquet de parchemin.
-Potter ! dit-elle en se levant. Quelle est la raison de votre visite ?
-Je... Je voulais vous dire que...
Il lui raconta qu'il avait eu à Noël un miroir qui montrait les personnes et lui expliqua sa vision de Voldemort. A sa grande surprise, Delacour se mit à sourire.
-Eh bien, Mr Potter, c'est très gentil de votre part d'avoir encore une fois voulu jouer les héros, mais en l'occurrence vous êtes totalement inutile. D'autres questions ?
Harry la dévisagea et ne bougea pas.
-Asseyez-vous, Mr Potter, dit Delacour en s'asseyant elle-même.
Harry s'assit.
-Je savais à quels dangers je m'exposais en acceptant le poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal, dit Delacour. Dumbledore m'avait bien prévenue. Pour l'instant, tout s'est très bien passé, n'est-ce pas ?
-ça ne changera rien, dit Harry plus pour lui que pour Delacour.
-Je vous demande pardon ?
-ça ne changera rien, répéta Harry. Même si Voldemort vous élimine, je saurai toujours résister à l'Imperium et tout ce que vous m'avez appris restera. Ce n'est pas en vous supprimant qu'il va m'affaiblir.
De nouveau, Delacour sourit.
-Je sais, Mr Potter.
-Pourquoi vous n'avez pas peur ? s'enquit Harry. Voldemort veut vous tuer, et vous souriez !
-Mr Potter, vous n'avez pas à vous en faire pour moi. S'il faut que je meure, alors je mourrai. Mais Dumbledore me protège et Vous-Savez-Qui a très peu de chances de m'avoir. Je suis vigilante, de plus.
Harry la regarda avec une expression proche du dégoût.
-Vous êtes arrogante, dit-il. Prétentieuse et arrogante. Vous ne savez rien du tout. Vous ne savez pas ce que c'est de se retrouver coincé entre la vie et la mort. Les pièges de Voldemort sont inévitables. Une fois qu'on est pris dedans, il est impossible d'en ressortir. Et vous prétendez que vous ne risquez rien parce que Dumbledore vous protège et que vous êtes vigilante.
-Vous tapez fort, Mr Potter. Cinq points de moins à Gryffondor pour insultes envers un professeur.
Harry la regarda mais ne chercha pas à contester.
-Pourquoi vous cherchez tant à vouloir me protéger, Mr Potter ? questionna Delacour.
-Vous ne comprenez pas ? s'écria Harry. Parce que si vous mourrez, ce sera de ma faute ! Voldemort a déjà éliminé un géant et Cho Chang pour me tuer, je sens peser ce poids sur mes épaules... Je voulais juste vous dire ça, professeur... Mais comme vous vous en fichez...
Harry se leva.
-Au revoir, dit-il.
-Merci, dit Delacour alors que Harry franchissait le seuil de la porte.
Harry se retourna et son regard se mêla à celui de Delacour. Il lui sourit timidement, puis quitta la pièce précipitamment sans attendre la réponse.
# Posté le mercredi 06 juillet 2005 15:37
Modifié le samedi 26 mai 2007 15:49

Chapitre 43 : Les explications de Luna

Chapitre 43 : Les explications de Luna
-Tu devrais aller lui parler, dit Ron à Harry en désignant Luna, qui mangeait seule à la table des Serdaigle.
-Elle va me repousser, dit Harry en regardant Luna.
-Allez, vas-y, mon vieux. Tu as plus de choses à voir avec elle qu'il n'y parait.
Harry l'interrogea du regard.
-Tu te souviens, pour le coup du miroir qu'elle avait fait à Dumbledore ? Il faut que tu saches comment elle avait su que tu voulais aller voir tes parents chez les morts !
-Tu as raison, dit Harry en inspirant un bon coup. J'y vais.
Il se dirigea nonchalamment vers Luna. Dès qu'elle le vit arriver, elle se leva et partit rapidement vers la salle commune de Serdaigle.
-Luna ! appela Harry. Luna, attends !
Au lieu de ralentir, Luna accéléra. Harry se jeta en avant et l'agrippa par le haut de la robe. Luna se laissa faire mais fermait ses yeux d'où sortaient plusieurs larmes.
-Luna, dit Harry en la serrant malgré lui dans ses bras pour la calmer. Ecoute... Je suis désolé pour l'autre jour, je ne voulais pas te faire de mal... Honte à moi... J'ai frappé une fille... Je suis navré, crois-le bien...
Luna pleura de plus belle et posa doucement ses bras sur les épaules de Harry.
-Viens, lui dit-elle, on sera mieux dans mon dortoir... Il ne doit y avoir personne...
Elle lui prit la main et l'entraîna dans son dortoir. Tout était nickel, propre et bien rangé, contrairement à celui de Harry, Ron, Neville, Dean et Seamus.
Luna se coucha sur son lit et commença à enlever sa robe.
-Si tu veux vraiment te faire pardonner... dit-elle.
Harry la regarda d'un air affolé. Elle était en train de se mettre nue devant ses yeux...
-Luna ! s'exclama t-il alors qu'elle était en sous-vêtements. Arrête !
-Arrêter quoi ? J'avais chaud, je n'ai pas le droit de me mettre à l'aise ?
-Bon, dit Harry, reste comme ça si tu veux... Mais je ne suis pas venu ici pour ça... Simplement pour qu'on parle, j'ai plusieurs choses à te demander.
-Je t'écoute, dit Luna.
Sa position était trop sensuelle pour Harry mais il ne dit rien et se força à regarder par la fenêtre.
-Le jour où je suis allé voir mes parents, pourquoi tu as amené mon miroir à Dumbledore pour qu'il me fasse revenir ici ?
-J'avais déjà essayé avant. Essayé d'aller voir ma mère, car mon père allait souvent lui rendre visite et un jour je l'ai surpris et je l'ai forcé à m'expliquer ce qu'il faisait. Alors j'ai essayé de faire enrager quelqu'un. Et ça a plutôt bien réussi, je suis arrivée à aller la voir. Mais les gens ne se rendent pas compte à quel point c'est dangereux... Moi, ça m'a rendue moins intelligente... Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, mais c'était à cause de ça que j'étais un peu... heu... comment dire... loufoque ? En début d'année, je suis allée voir un Mage Noir en secret, parce que j'en avais assez... Il m'a lancé un sortilège très complexe et je suis revenue normale. Enfin tout ça pour te dire que c'est très dangereux d'aller là-bas... Enfin, ça dépend des personnes... Toi apparemment, ça ne t'a rien fait, tu as beaucoup de chance...
-D'accord, dit Harry d'un ton appuyé, mais comment tu as fait pour savoir que j'y allais ?
Luna se mit à sourire.
-Tu n'es pas le seul à posséder un miroir comme ça.
# Posté le mercredi 06 juillet 2005 15:38
Modifié le samedi 26 mai 2007 15:49

Chapitre 44 : Le secret de Malefoy

Chapitre 44 : Le secret de Malefoy
Harry, Ron et Hermione prenaient leur petit déjeuner dans la Grande Salle. Hermione leur parlait de projets qu'elle avait à propos de la S.A.L.E.
-Vous savez, je crois que les elfes sont surmenés, ils n'ont même pas assez à manger, ici. Regardez par exemple...
-Hermione, tu nous as déjà dit tout ça, coupa Ron.
-Mais ça n'a pas l'air de vous préoccuper plus que ça !
-Ce que tu ne comprends pas, dit Ron, c'est que les elfes sont contents de faire ce qu'ils font, CONTENTS ! Regarde Kreattur, il est joyeux de servir les Malefoy maintenant...
-Kreattur est un cas spécial, trancha Hermione.
L'arrivée du courrier mit fin à cette conversation. Un hibou moyen duc se posa élégamment devant Harry et tendit sa patte d'où était fixé un morceau de parchemin jaune.
C'était une lettre de Sirius. Harry la lut à haute voix pour Ron et Hermione.

« Harry,
Tu vas bien ? Ici oui, mais toujours obligé de me cacher... Enfin, ce n'est pas grave. Dumbledore est venu nous voir récemment - enfin, venu me voir. Il était en colère parce que je t'avais parlé des deux mondes et que, soit disant par ma faute, tu es allé voir tes parents.
Sache que ton attitude m'a déplu. En te disant cela, je ne voulais pas te donner envie d'aller voir tes parents, mais je voulais que tu n'aies pas peur de la mort - sans vouloir te suicider non plus. Tu n'imagines pas tout ce que je me suis pris... Mais c'est de ma faute aussi, je ne le nie pas ! Je n'aurai jamais dû te parler de ça. Alors, s'il te plaît, oublie. Même si c'est dur, même si la tentation d'y retourner est grande, oublie et comporte-toi comme se comporteraient les grands, avec patience et loyauté. En fait, au début, Dumbledore voulait te faire subir le sortilège d'Amnésie. Mais je t'y ai fait échappé, tu es assez grand pour ne pas avoir à subir ça !
Cette lettre juste pour te dire ces quelques mots. Et Voldemort est toujours là, Harry. Sois attentif et prudent. Souviens-toi ce qu'on se tuait à te dire au début de l'année : il peut surgir dans les moments où tu t'y attends le moins.
Sniffle »


Harry regarda Ron et Hermione. Ron paraissait outré de la façon dont Sirius parlait à Harry et Hermione relisait la lettre attentivement.
-Il a raison, dit-elle. Nous sommes inconscients, ces derniers temps. Comme si on avait oublié qu'un certain Mage qui répondait au nom de Voldemort cherchait à te tuer, Harry.
-Eh oh, tu ne vas pas recommencer ! s'exclama Ron. Je suis sûr que Harry a toujours été très prudent...
-Mais ta cicatrice ne te fait plus mal, n'est-ce pas, Harry ? dit Hermione.
Harry approuva. Il ne leur avait pas parlé de la discussion qu'il avait surprise entre Voldemort et Queudver et c'était bien comme ça.
-Je pensais bien que Dumbledore irait dire quelques mots à Sirius. Il est vraiment navrant...
-Pourquoi tu dis ça ? dit aussitôt Harry. Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
Hermione rougit et ne répondit rien.
-Je... je crois que je vais y aller, dit-elle.
-Aller où ? demanda Ron. On a Potions, là.
-Je sais, mais j'ai besoin de... aller aux toilettes, ça te va ?
Elle tourna les talons.
-Cette fille est vraiment, vraiment bizarre, dit Ron. Je ne sais pas ce qu'elle a...
-Allez, viens, dit Harry. J'ai pas envie que Rogue nous donne une retenue parce qu'on est arrivés en retard, ça lui donnerait une excellente occasion et j'ai pas trop la tête à passer mes soirées dans son cachot, en ce moment.

* * *

Ce soir-là, Harry rentrait du cours de Soins aux Créatures Magiques un peu plus tard que les autres parce qu'il avait parlé avec Hagrid. Avant de tourner, derrière le coin du mur, il entendit une voix très familière :
-Professeur... Je devais faire honneur à mon père...
Harry reconnut aussitôt Malefoy et continua à écouter, toujours caché.
-Je pensais que vous comprendriez... continua la voix de Malefoy. Je tenais à vous le dire...
Une autre voix, bien plus froide, parvint aux oreilles de Harry. C'était celle de Rogue.
-Drago, vous devez savoir que c'est bien plus qu'un simple engagement... C'est une donation de vie, on se soumet, on accepte le fait d'avoir un supérieur, et ça, c'est pour toute sa vie.
-Je le sais, professeur. De toute façon, maintenant, c'est fait.
-Vous avez peut-être réfléchi un peu vite...
-Pourquoi vous dites ça ? Ce n'est pas bien ?
-Au contraire, mais c'est pour vous... Vous êtes peut-être un peu jeune...
Harry sentit Malefoy gonfler sa poitrine.
-Je me sens bien assez âgé, professeur.
-Mmh, vous avez raison, il est vrai que vous faites preuve d'une grande maturité pour votre âge, Drago. Vous avez bien fait de venir me voir, maintenant, je dois y aller.
Harry se dépêcha et courut dans l'autre direction le plus vite possible. Peut lui importait que Rogue ou Malefoy l'aient vu, il fallait absolument qu'il parle à Ron et Hermione.
# Posté le jeudi 21 juillet 2005 03:58
Modifié le mercredi 25 avril 2007 10:33

Chapitre 45 : Un peu plus d'indices

Chapitre 45 : Un peu plus d'indices
Harry les trouva dans la salle commune de Gryffondor. Ils étaient en train de jouer aux échecs sorciers de Ron. En voyant arriver Harry, Hermione s'exclama joyeusement :
-Harry, Ron m'a appris à jouer aux échecs ! C'est...
-J'ai quelque chose de très important à vous annoncer, coupa gravement Harry. Mais pas ici, venez.
Il les emmena dans son dortoir qui était désert.
-Malefoy est un Mangemort.
Hermione vacilla et s'écroula sur le lit de Neville, le plus proche, en fermant les yeux et une main plaquée contre son front. Ron regarda Harry d'un regard bancal.
-Lucius Malefoy ? On le savait déjà, dit-il en mâchonnant sa langue.
-Non, non, coupa Harry, pas Lucius, Drago Malefoy.
Il y eut un silence.
-C'est impossible, dit enfin Ron.
Hermione était toujours étendue sur le lit de Neville, ses yeux vitreux fixant le plafond.
-Je l'ai pourtant entendu de sa propre bouche, affirma Harry.
-Quoi ? dit Ron. Tu l'as entendu dire tout haut et devant tout le monde : "Je suis un Mangemort"?
Harry leur expliqua comment il avait surpris Malefoy et Rogue.
-Mais je croyais que pour être Mangemort, il fallait avoir dix-huit ans au moins ! s'exclama Ron.
Hermione s'était redressée et réfléchissait.
-Apparemment, non, dit Harry. Il a seize ans.
-Attendez ! s'enquit soudain Hermione. On ne devient pas Mangemort comme ça, avec un claquement de doigts, du jour au lendemain ! Il y a une formation qui dure plusieurs jours !
-Comment tu sais ça, toi ? questionna Ron.
-MOI, je me suis renseignée sur la question après que j'ai su que TON frère en était un.
Ron ouvrit la bouche de fureur mais aucun son n'en sortit.
-Il faut à tout prix empêcher Malefoy de faire cette formation, dit Harry. Sinon, notre vie deviendra un enfer.
-Mais comment ? dit Ron.
-Déjà, en l'observant, dit Harry en se baissant pour chercher dans sa valise son miroir. C'est comme ça que je l'ai su. Montre-moi Drago Malefoy, ajouta t-il à l'adresse du miroir.
Drago apparut en compagnie de Crabbe et Goyle.
-Vous, leur disait-il, vous devrez attendre d'avoir dix-huit ans. Mais, pour moi, le Seigneur des Ténèbres a fait une exception parce que, d'après lui, je suis un cas vraiment rare. Surtout que maintenant que mon père a été remis à Azkaban...
-Quoi ? dit Crabbe.
-Eh ben, oui, vous vous souvenez, expliqua Malefoy, je vous l'avais dit... Il s'était échappé et avait recommencé une vie normale mais ces idiots de Détraqueurs se sont rendus compte il y a pas longtemps qu'il n'était plus là, du coup, ils sont venus le rechercher et il est encore derrière les barreaux, à l'heure qu'il est...
-Et ta mère ? demanda Goyle.
-Ma mère, elle encourage mon père et elle sera enchantée quand elle saura pour moi, mais elle, elle dit qu'elle préfère rester tranquille et que c'est dangereux... Ah, les femmes, hein !
Crabbe et Goyle approuvèrent aussitôt.
-Mais tu ne devais pas faire une formation ou un truc du genre ? dit Crabbe.
-Ah, ça, dit Malefoy en souriant. Le Seigneur des Ténèbres a dit que j'étais déjà très doué de nature mais il a estimé préférable que je bénéficie de quelques conseils - pas de lui en personne, mais de mon père...
-Mais s'il est à Azkaban ? dit Crabbe, perplexe.
-Oui, enfin, c'est déjà tout arrangé... Vous savez, ce cher Percy Weasley, avec qui je garde contact depuis que c'en est devenu un, m'a donné une certaine poudre qui sert à rapetisser qu'il avait prise à ses deux frères, les anciens batteurs de Gryffondor, vous voyez, quand il logeait encore avec eux... Donc ce week-end, je vais voir mon père, il m'apprend ces deux trois choses-là et je rentre en service après.
-Tu l'as déjà, la poudre ? demanda Goyle.
-Non, mais elle devrait arriver en hibou vendredi - c'est-à-dire demain. D'ailleurs je dois être en forme pour ce week-end et je suis en manque de sommeil, je vais me coucher, bonne nuit.
-On n'a même pas pris le dîner ! dit Goyle.
Malefoy sourit.
-Tu ne penses qu'à ça, hein ? Mais je n'ai pas faim.
# Posté le jeudi 21 juillet 2005 03:58
Modifié le mercredi 25 avril 2007 10:34