Chapitre 36 : Incapables de mourir mais capables de souffrir

Chapitre 36 : Incapables de mourir mais capables de souffrir
Un silence de mort se fit autour d'eux. Tout le monde regardait Voldemort avec une expression mêlée d'affolement et de peur.
-Alors, Harry, déclara Voldemort de sa voix sifflante et froide, tu vois comme on se retrouve. Il faut que tu saches que Lord Voldemort parvient toujours à ses peines. Autrement dit, tu as eu tort de douter de moi.
-Pourtant, répliqua Harry avec un incroyable calme, vous n'avez pas réussi à me tuer, il y a quinze ans.
-C'est pour ça que je suis ici, dit Voldemort. Je dois me rattraper...
Il y eut quelques frissons autour de Harry, notamment Cho, qui sanglotait pitoyablement dans les bras de Cedric.
Voldemort pointa sa baguette sur Harry, mais avant qu'il n'ait pu prononcer le moindre mot, tous les morts s'intercalèrent devant Harry.
-Poussez-vous, ordonna Voldemort de sa voix glaciale.
Personne ne bougea. Un hurlement suraigu se fit entendre et tout le monde se tourna dans un même mouvement. C'était James et Lily. Celle-ci se dirigea vers Harry tandis que James s'avança vers Voldemort.
-Tiens, dit-il d'une voix faussement chaleureuse. Voldy... ça faisait longtemps, n'est-ce pas ? Quinze ans...
Voldemort le regardait avec une haine mêlée de dégoût mais ne dit rien.
-Mais au fait, poursuivit James, tu n'es pas mort, hein ? C'est impossible... Quoique... Je vois bien la une de la Gazette : « Voldemort mort »... Qu'est-ce que t'en dis, Voldy ?
-Je ne suis pas mort, non pas certes, dit froidement Voldemort. Mais tu devrais arrêter de faire le malin, Potter, parce que, même si je ne peux pas te tuer, il me reste le sortilège Doloris qui est aussi très efficace sur les morts, je peux te l'assurer.
Personne ne dit rien.
-Bien, reprit Voldemort, je vous ordonne de tous vous écarter de ce cher Harry si vous tenez à votre vie - enfin, à votre mort, ajouta t-il avec un rire sans joie.
Cette fois, tout le monde s'écarta. Il ne restait plus que James, Lily et Harry. Ce fut celui-ci le plus rapide. Il sortit sa baguette du pan de sa robe et s'exclama :
-ENDOLORIS !
Voldemort ne put cacher sa stupeur et s'effondra par terre en poussant des gémissements de douleur. Il se tortilla pendant plus d'un quart d'heure en hurlant, puis Harry leva tranquillement sa baguette. Il se releva, agité par de longs tremblements, son visage plus blanc qu'un linge et ses yeux plus rouges que d'habitude.
-Petit... rat... ignoble... marmonna t-il.
Harry aurait bien aimé l'abattre ici, en cet instant même, mais il savait qu'il ne fallait pas le tuer, car sinon, ses parents auraient la vie dure.
Soudain, dans un souffle, Voldemort s'écria :
-AVADA KEDAVRA !
Harry, pris par surprise, sentit ses genoux fléchir. Tous ses souvenirs défilèrent devant ses yeux, puis, pendant un instant, tout devint noir. Il s'attendait à voir ses parents, mais, au lieu de ça, il distingua Ron et Hermione, penchés sur lui, qui s'exclamaient :
-Harry ! Harry, ça va ? Tu vas bien ? Oh, Harry, réveille-toi !
# Posté le mercredi 29 juin 2005 07:13
Modifié le lundi 28 mai 2007 15:11

Chapitre 37 : Le complot

Chapitre 37 : Le complot
Harry avait un affreux mal de tête mais il parvint à se redresser et il distingua le décor de la salle commune de Gryffondor.
-Qu'est-ce qui s'est passé ? marmonna t-il.
-On ne sait pas, dit Hermione. Tu es soudain tombé ici de nulle part, comme si quelqu'un t'avait jeté ici. Le choc a été assez important... Tu n'as rien ?
-Non, répondit Harry. Mais... je ne comprends pas... j'étais...
Il fut interrompu par le claquement soudain de la porte. Dumbledore, plus furieux que jamais, s'avança vers eux.
-ALORS ? s'écria t-il à l'adresse de Harry.
-Heu... balbutia Harry. Alors quoi, professeur ?
-J'attends des explications !
Harry ne dit rien.
-C'est complètement insensé, poursuivit Dumbledore. Tu risquais bien plus que la mort. Pourquoi... Tu es trop têtu, Harry. Et quelle idée Sirius a-t-il eu de te parler de ça ? Il va m'entendre...
-Je voulais juste voir mes parents ! se défendit Harry.
-Eh bien, c'est la dernière fois que tu les vois en tant que vivants.
Il y eut un silence.
-Mais, dit Harry au bout d'un moment, je n'ai pas compris pourquoi j'étais revenu ici...
-Pourquoi tu es revenu ici ? répéta Dumbledore, un sourire mauvais sur son visage. Parce que je t'y ai ramené.
-Vous m'avez ramené ? Mais comment...
-J'ai su ? acheva Dumbledore. Il se trouve que tu avais égaré le cadeau de Noël de tes parents. Et un élève me l'a ramené.
-Je ne l'avais pas égaré ! s'exclama Harry. Qui vous l'a ramené ?
-Luna Lovegood, dit Dumbledore en se levant. Bonne nuit, vous trois. Harry, je t'en supplie, sois plus prudent. Quant à vous, ne le laissez plus jamais recommencer, sinon vous ne verrez plus jamais Poudlard. Je suis on ne peut plus sérieux.
D'un pas nonchalant, il se dirigea vers la porte et sortit. Harry se tourna vers Ron et Hermione.
-Luna Lovegood ! Elle l'a fait exprès ! Elle a prit le miroir dans mon sac et elle l'a amené à Dumbledore pour qu'il voit ce que je faisais ! Comment a-t-elle su ?
-Je n'en sais rien, dit Hermione. Mais, en tout cas, elle ne t'a pas pardonné ni Cedric ni Cho.
-Bon, et sinon, intervint Ron, c'était bien, là bas ?
-Oui, répondit Harry, j'ai vu mes parents, Cho et Cedric.
-Ils vont bien ? questionna Hermione.
-Oui, je crois que Cedric et Cho sont de nouveau ensemble. Mais, en fait, je n'ai pas trop eu le temps de parler avec elle parce qu'ensuite, Voldemort est arrivé.
Hermione plaqua une main sur sa bouche et les sourcils de Ron se haussèrent de plusieurs centimètres.
-Tu-sais-qui est mort ? dit-il, effaré.
-Bien sûr que non, coupa Hermione d'un ton agacé. Mais je ne crois pas que ce soit une coïncidence, Harry. Je veux dire qu'il savait que tu y étais donc qu'il y est allé lui aussi.
-Peut-être, dit évasivement Harry.
Il pensait à ce qu'il faisait maintenant. Ce que ses parents faisaient maintenant. Peut-être que Voldemort leur avait lancé le sortilège Doloris parce qu'il était énervé qu'il soit parti, qu'il s'en soit, une fois de plus, tiré.
# Posté le vendredi 01 juillet 2005 04:42
Modifié le mercredi 25 avril 2007 07:00

Chapitre 38 : Gryffondor VS Serpentard

Chapitre 38 : Gryffondor VS Serpentard
Le samedi devait avoir lieu le premier match de Quidditch de Gryffondor, contre Serpentard. Harry était inquiet car ils ne s'étaient pas du tout entraînés, aussi il fit travailler l'équipe le vendredi soir et le samedi matin.
-Ils ne sont pas trop mauvais, tu sais, dit Ron à Harry après le dernier entraînement. On a des chances de gagner.
-Ouais, Ginny, Parvati et Lavande se débrouillent bien, mais Euan et Seamus ont été catastrophiques ce matin. Pourtant, hier, ils étaient bien.
-Le trac, dit Ron. Je connais ça.
Mais il était beaucoup plus confiant et prit un déjeuner copieux à midi.
-Ron, tu es sûr que tu vas réussir à voler après tout ce que tu as avalé ? questionna Hermione.
-Mais oui, assura Ron. Au contraire, ça va me stabiliser sur mon balai.
-Pff, marmonna Hermione et elle détourna la tête vers Harry. Tu sais, Harry, il faut bien que tu dises à ton équipe de ne pas tenir compte des commentaires de Pansy. Ce matin, je l'ai vue, elle était entourée d'une bande de Serpentard et elle avait préparé plusieurs moqueries et insultes à votre égard.
Harry n'eut pas le temps de répondre que le professeur McGonagall s'avança vers eux. Ses traits étaient tirés par l'appréhension.
-Potter, c'est votre premier match en tant que capitaine. Montrez-vous à la hauteur.
Et elle tourna les talons.
-Très encourageant, dit Harry. Vraiment très encourageant.
-Franchement, il ne devrait pas avoir de problèmes, le rassura Hermione. Ron ne laissera passer aucun but et toi, tu vas attraper le Vif d'Or sans complications.
-Plus je te connais et plus ça se confirme, Hermione, dit Ron. Tu n'y connais vraiment rien au Quidditch.

* * *

Le coup de sifflet de Mme Bibine retentit dans tout le stade. Le match commençait. Aussitôt, la voix de Pansy résonna dans les oreilles de Harry :
-Le deuxième match de la saison de Quidditch commence, après Serdaigle contre Poufsouffle, où Serdaigle l'avait emporté, Gryffondor (elle prononça ce mot avec un ton bizarre) contre Serpentard !
Harry sentait son Eclair de Feu frémir d'impatience. Mme Bibine lâcha les Cognards, le Vif d'Or et le Souaffle et aussitôt les joueurs commencèrent à s'activer. Ginny s'empara du Souaffle et vola à une vitesse extravagante. Quand elle fut bloquée par un Serpentard, elle fit une passe arrière à Lavande, qui passa à Parvati.
-Un jeu qui peut paraître adroit de la part des poursuiveuses de Gryffondor, lança Pansy Parkinson. Evidemment, elles ne se doutent de rien... Mais les Serpentard ont bien plus d'un tour dans leur sac... Ils attendent le moment venu... C'est tout... Tiens, qu'est-ce que je disais, un but parfaitement raté par Patil ! Peut-être que si elle espère marquer, il faut qu'elle vise à cinq mètres au-dessus du cercle ! Un magnifique Cognard envoyé par un garçon au nom bizarre, Abizombie ou quelque chose comme ça, qui arrive sur la tête de... tiens, Potter !
Harry ne regardait pas et s'était effectivement pris le Cognard lancé par Euan.
-Je suis désolé, Harry ! lança timidement celui-ci.
Harry le fusilla du regard et monta en flèche. Il avait vu l'attrapeur de l'équipe adverse - c'est-à-dire Malefoy - faire la même chose.
-Le Souaffle retombe entre les mains de Brown, reprit la voix de Pansy. Vous avez vu, sa robe est tellement courte qu'on voit sa culotte... Blanche avec des c½urs rouges, le classique de la fille amoureuse...
Lavande se laissa prendre et lâcha le Souaffle qui tomba dans les bras d'un poursuiveur de Serpentard pour vérifier sa tenue. Harry l'observa et, effectivement, sa culotte était exactement comme l'avait décrite Pansy. Elle avait dû fouiller dans ses affaires avant.
Lavande lui lança furieusement des insultes.
-Oh oh oh ! s'écria Pansy. Brown s'énerve ! Il n'y a aucune raison, parce que si je ne t'avais pas prévenue, tu aurais eu l'air idiot pendant tout le match. En parlant de match, revenons-y. Et, quel petit pervers, ce Weasley, il était en train d'admirer Brown en train d'arranger sa robe, et il a laissé passer un magnifique but de Serpentard ! Bravo, Serpentard !
Ron devint aussi rouge que la couleur de sa robe et se concentra sur le jeu. Plusieurs Serpentard avaient lancé des « ça ne m'étonne pas de Weasley, cette attitude ! » assez fort pour qu'il les entende.
Soudain, un battement faible, tel un bourdonnement sourd, parvint aux oreilles de Harry. Il aperçut le Vif d'Or, tournoyant autour de lui. Aussitôt, il le suivit et descendit en piqué. Il vit Malefoy en train de le chercher des yeux. Harry l'enduit en erreur et se mit à voleter haut dans le ciel. Malefoy le suivit de près. Lorsque Harry tourna brusquement à gauche, il fut pris au dépourvu et se perdit dans les nuages. Le Vif d'Or réapparut alors aux yeux de Harry, alors qu'il entendait Pansy Parkinson s'écrier : « C'est de la triche ! Il l'a poussé ! Je l'ai vu... ». Harry le suivit pendant plusieurs minutes. Il sentit son balai gagner de la vitesse et le Vif en perdre, alors il tenta le tout pour le tout et se jeta en avant pour l'attraper. Il avait gagné, il le sentait se débattre dans la paume de sa main...
Mais il se rendit compte qu'il n'était plus sur son balai, il était en train de chuter. Il ne pouvait plus rien faire à présent, il allait s'écraser par terre comme en troisième année. Quand soudain, il sentit un choc, comme s'il tombait, mais c'était beaucoup trop tôt pour qu'il atteigne le sol...
Tout se passa très vite. Le temps que Harry ferme ses paupières et les rouvre, il se retrouva par terre, étendu sur le corps de Ginny.
Aussitôt, dès que son corps le lui permit, il se leva. Tout le monde était autour d'eux.
-ça va, Harry ? demanda Seamus.
Il n'eut pas le temps de répondre que Mme Bibine s'avança d'un pas précipité.
-Ecartez-vous, bon sang ! Miss Weasley ?
Ginny, toujours étendue par terre, inerte, ne répondit pas.
-Miss Brown et Miss Patil, ordonna Mme Bibine, amenez-la à l'infirmerie.
Elle se tourna vers Harry.
-Vous n'avez rien, Mr Potter ?
-Non, assura Harry. Non, je n'ai rien.
-Miss Weasley est complètement folle. Je ne sais pas ce qui lui a pris.
-Heu, dit Harry, qu'a-t-elle fait, exactement ?
-Tout s'est passé en moins d'un centième de seconde... Elle a dû voir que vous tombiez et elle s'est précipitée en dessous de vous, sans doute pour vous amortir le choc. Et ça a bien fonctionné.
Elle se mit soudain à hurler :
-Silence ! SILENCE !
Les chuchotements alentour stoppèrent et tout le monde porta son attention sur Mme Bibine.
Elle prit le poing de Harry et le brandit en l'air.
-Je déclare Gryffondor vainqueur !
# Posté le dimanche 03 juillet 2005 16:23
Modifié le mercredi 25 avril 2007 07:01

Chapitre 39 : Luna passe à l'action

Chapitre 39 : Luna passe à l'action
Ginny se retrouva mieux dès le lendemain matin et, quand elle arriva dans la salle commune de Gryffondor, Harry lui demanda d'un air légèrement agacé :
-Ginny ! A quoi jouais-tu ? Wonderwoman ?
-C'était un réflexe, Harry... dit Ginny, les yeux brillants.
-Ouais... Bon, ça va pour cette fois, mais sinon évite de me ridiculiser devant tout le monde !
-Je suis désolée, s'exclama Ginny en se jetant dans les bras de Harry. Absolument désolée... Mais je ne voulais pas que tu te fasses mal... Moi, je m'en fichais...
Harry se radoucit et lui caressa les cheveux.
-C'est pas grave... Après tout, on a gagné...
-Oui, on a gagné, répéta Ginny avec un sourire timide. On a gagné... Grâce, une fois de plus, à toi.
Alors, malgré la présence de plusieurs élèves, Harry embrassa Ginny. Il sentait le regard de Ron, Hermione et tous les autres posés sur eux, mais il s'en fichait. Tout ce qui comptait, c'était qu'ils s'aiment et qu'ils s'aimeraient toujours.

* * *

Janvier neigeux laissa place à février pluvieux puis à mars ensoleillé. Hermione était de moins en moins avec Ron et Harry et de plus en plus avec Ginny et d'autres filles. Elle semblait préoccupée et ne participait plus en cours, ce qui était un grand signe. Mais elle refusait catégoriquement de laisser entendre à quiconque ce qu'elle avait.
Harry voyait moins Ginny qu'avant parce qu'elle commençait à réviser les BUSE qu'elle voulait absolument réussir, mais quand il la voyait, il était aux anges. « Mieux vaut la qualité que la quantité », se disait-il.
Les cours de Défense avec Dumbledore avaient lieu une fois toutes les deux semaines, il y avait présents Ginny, Harry, Ron, Hermione et Neville, et avec Delacour, ils continuaient de s'entraîner à résister à l'Imperium, car même si Harry y réussissait très bien, ce n'était pas le cas de tous les autres.
Un matin, alors qu'Harry descendait prendre son petit déjeuner, Luna Lovegood s'avança vers lui.
-Salut, Harry, dit-elle de son ton rêveur.
-'Lut, Luna, dit Harry.
-Euh... ça va bien ?
Harry trouvait bizarre le fait qu'elle l'ait haït et ignoré pendant plusieurs mois, et qu'aujourd'hui, naturellement, elle vienne lui parler.
-Bon, Luna, s'agaça t-il, dis-moi tout de suite ce que tu as à me dire et ne tourne pas autour du pot.
Luna ne parut pas du tout surprise et dit, d'une voix naturelle :
-Je t'aime, Harry. Je voulais savoir si tu voulais sortir avec moi.
-Tu... Quoi ? balbutia Harry, incrédule.
-Tu as très bien entendu, dit tranquillement Luna.
-Tu sais très bien que je sors avec Ginny ! s'emporta Harry. Tu le sais très bien, alors pourquoi tu viens me demander ça ?
-Voyons, Harry, ça fait au moins quatre mois que tu es avec cette fille. Tu vas rouiller, il faut de la place pour le changement !
A sa propre surprise, Harry gifla Luna avec une telle force qu'elle tomba en arrière. Elle posa une main sur sa joue et regarda Harry, les yeux humides. Celui-ci ne dit rien, ne l'aida pas à se relever et se dirigea d'un pas furieux à la salle commune de Gryffondor.
# Posté le mardi 05 juillet 2005 06:17
Modifié le mercredi 25 avril 2007 07:02

Chapitre 40 : Voldemort dans l'ombre

Chapitre 40 : Voldemort dans l'ombre
La cicatrice de Harry ne le lançait plus, il ne faisait aucun rêve bizarre et Voldemort ne donnait aucun signe de vie (ou de mort). Tout cela inquiétait Harry mais il n'en fit pas profiter les autres et se tut. Il lui vint alors une idée : il pouvait le voir grâce à son miroir ! Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il monta quatre à quatre les marches qui menaient aux dortoirs, défit sa valise et prit le miroir.
-Montre-moi Lord Voldemort.
Un fond noir apparut et un homme encapuchonné s'avança d'un pas lourd. Il devait attendre quelqu'un. Quelques minutes plus tard, un autre homme, bien plus petit, arriva.
-Ah, Pettigrow... Tu en as mis, du temps...
-Maître, maître, pardonnez-moi, maître, se lamenta Queudver, j'ai eu des ennuis sur la route...
-Des ennuis qui vont t'en valoir d'autres... ENDOLORIS !
Queudver s'effondra par terre en hurlant de douleur. Au bout d'une trentaine de secondes, Voldemort leva sa baguette et Queudver se releva avec peine.
-Alors ? reprit Voldemort de sa voix froide. Quelles sont les nouvelles ?
-Toujours pareil, maître, dit Queudver, tremblant légèrement. Toujours à ce satané Poudlard... Mais, maître, Dumbledore lui apprend à se défendre, maître, et il sait résister à l'Imperium, maître... Il va vous être difficile de le prendre, maître... Peut-être...
Il s'arrêta là.
-Peut-être ? questionna impatiemment Voldemort.
-Peut-être qu'il faudrait éliminer cette Delacour et Dumbledore, maître...
-Tu sais bien qu'il m'est impossible d'éliminer Dumbledore, petit rat répugnant ! s'écria Voldemort avec fureur.
-Oui, oui, oui... dit Queudver sur un ton d'excuse en se baissant pour embrasser les pans de la robe de Voldemort. Oui, je le sais... Je ne suis qu'un sale petit rat répugnant, maître, vous avez raison, maître, milles excuses, maître...
-ça va, le repoussa Voldemort en lui donnant un coup de pied pour qu'il cesse. Envoie donc quelqu'un la tuer, n'importe qui...
-Oui, maître... J'y vais de ce pas, maître... Autre chose, maître ?
Voldemort fit signe à Queudver de se rapprocher et lui dit quelque chose à l'oreille, que malheureusement Harry n'entendit pas.
-Oooh... s'exclama Queudver... D'accord, maître... Ce sera fait, maître... Au revoir, maître...
Il le quitta d'un petit pas claudiquant.
-Redeviens normal, dit Harry au miroir.
L'image de Voldemort s'effaça et Harry eut un frisson. Ainsi donc, il allait tuer Delacour pour parvenir à le tuer, lui... Ça ne se passerait pas comme ça...
Harry resta pensif pendant quelques minutes puis dit au miroir :
-Montre-moi Luna Lovegood.
Le miroir laissa place à Luna et, au grand étonnement de Harry, Ginny. Luna pleurait à chaudes larmes dans ses bras.
-Pourquoi... Je suis trop moche... Je suis méchante... Harry... ne voudra... jamais... de moi...
-Harry est sensible, il ne s'attendait pas à ce que tu lui demandes...
-Tu... tu l'aimes ? demanda timidement Luna.
Ginny se leva brusquement.
-Si je l'aime ? Plus que tout au monde.
-Je voulais dire... est-ce que tu serais prête à le quitter pour me laisser ma chance ?
Ginny gifla Luna exactement comme l'avait fait Harry, mais avec moins de force.
-Qui... se... ressemble... s'assemble... marmonna furieusement Luna. Va t-en, Ginerva, tu as le c½ur aussi petit et fermé que ton cher Harry...
Ginny sortit de la chambre d'un pas furieux, et, quelques secondes plus tard, se retrouva devant Harry, l'air étonné.
# Posté le mardi 05 juillet 2005 06:19
Modifié le mercredi 25 avril 2007 07:04