Chapitre 16 : Sobriété, élégance et beauté

Chapitre 16 : Sobriété, élégance et beauté
Après être sortis du cours de Métamorphose, les élèves de sixième année de Gryffondor et Serpentard se rendirent dans la classe de Défense Contre les Forces du Mal.
-Entrez, dit Delacour d'un ton rude.
Elle était toujours très belle, comme lors du Tournoi des Trois Sorciers. Mais, au lieu de porter une robe élégante, elle était vêtue d'une robe de sorcière noire, très sobre. Ses cheveux blonds ondulés étaient pris dans une coiffure entre la queue de cheval et le chignon.
-Bonjour, dit-elle une fois que tous les élèves furent assis. Je suis le professeur Delacour ; comme vous êtes en sixième année, vous devez me connaître.
Elle lança un regard à Harry, qui le lui rendit sans l'ombre d'un sourire.
-Bien, dit-elle en se retournant. Je crois que vous avez eu un professeur assez incompétent dans cette matière l'an dernier, n'est-ce pas ? Un professeur qui vous interdisait d'utiliser la magie.
Tous les élèves approuvèrent avec ferveur.
-Sachez que, moi, je ne vous interdirai pas d'utiliser la magie, mais je m'appuie beaucoup sur la théorie. Je trouve ça primordial et vous devrez l'étudier beaucoup cette année.
Elle agita sa baguette et des phrases s'inscrirent aussitôt sur le tableau.
Hermione agita la main en l'air.
-Oui, miss...
-Granger, dit Hermione. Pourquoi êtes-vous venue enseigner à Poudlard alors que vous étudiiez à Beauxbâtons ?
-Vous êtes bien indiscrète, Miss Granger, dit Delacour d'un ton froid.
-Je peux paraître comme une indiscrète, oui, dit Hermione le plus fort possible. Mais, en ce moment, on ne sait jamais qui est honnête ou non, à qui faire confiance. En fait, il y a des espions un peu partout. Et je me demandais si vous en étiez une, d'espionne.
Delacour rougit, mais ne dit rien.
-En fait, reprit Hermione, ça me paraissait bizarre que vous ayez compacté autant de temps juste pour enseigner plus rapidement, n'est-ce pas ? Je me disais qu'il y avait quelque chose caché là-dessous.
Il y eut un silence.
-Eh, bien, j'ai bien peur que vous ne vous trompiez, Miss Granger. Votre problème, c'est que vous voyez le mal partout, même là où il n'y est pas.
Hermione releva grotesquement sa main en l'air.
-Je suis navrée, Miss Granger, reprit Delacour, mais je ne pense pas que nous n'ayons le temps d'écouter d'autres sornettes. Voyez-vous, le programme de Défense contre les Forces du Mal de sixième année est très chargé et on abordera des notions qu'il faudra savoir pour les A.S.P.I.C.
-Professeur, dit soudain Lavande, quel âge avez-vous ?
-J'ai vingt-quatre ans, répondit Delacour sans ciller.
-Dans ce cas...
-Dans ce cas, vous questionnerez les élèves de cinquième année de votre maison, chère Miss... ?
-Brown, dit Lavande en reprenant sa plume pour écrire les phrases notées au tableau.
-Nous allons étudier aujourd'hui une notion assez fondamentale, dit Delacour. L'Imperium.
-Mais c'est un sortilège impardonnable ! s'exclama Seamus.
-Vous êtes ?
-Seamus Finniggan.
-Mr Finniggan, sachez qu'à partir de la sixième année de scolarité, tout du moins dans cette école, on apprend comment lancer des sortilèges impardonnables.
-Sur qui va-t-on s'exercer ? demanda Parvati.
-Mais, vous allez me faire le plaisir de vous mettre par équipes de deux.
Ils s'exécutèrent. Ron et Harry se mirent ensemble et Hermione alla avec Neville.
-Bien. Ce sortilège est très dangereux pour celui qui le subit si celui qui le lance ne contrôle pas chacune des ses pensées. C'est pourquoi nous allons y travailler aujourd'hui.
-Vous n'avez pas dit qu'on étudiait l'Imperium ? demanda Dean. C'est Dean Thomas.
-Mr Thomas, le sortilège de l'Imperium en lui-même est d'une grande complexité, aussi on l'étudiera sur tout le premier trimestre.
Elle ajouta :
-Mais ne comptez pas sur moi pour vous apprendre à lancer le sortilège Doloris ou l'Avada Kedavra.
-Dommage, dit Malefoy à Crabbe et Goyle, qui se mirent à rire ridiculement.
-Quinze points de moins pour Serpentard, Messieurs. Cinq chacun.
Malefoy parut outré.
-Alors, vous aussi, vous chouchoutez les Gryffondor ?
-Je ne chouchoute personne, dit Delacour d'une voix glaciale. Je fais le poids, c'est tout. Un professeur dont je ne citerai pas le nom est injuste envers les Gryffondor à cause d'un problème d'enfance. Alors, j'équilibre.
Malefoy ouvra la bouche mais ne trouva rien à répondre. Toutefois il murmura :
-Vous verrez, quand je maîtriserai le sortilège de l'Imperium, ce que je ferai endurer à Potter...
Mais Delacour avait l'ouïe fine et l'avait entendue.
-Malheureusement pour vous, je vais d'abord vous enseigner comment résister à ce sortilège. Et de ce côté-là, je pense sincèrement que Potter n'aura aucune lacune.
# Posté le mercredi 08 juin 2005 10:09
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:45

Chapitre 17 : Le félin occupé

Chapitre 17 : Le félin occupé
Harry, Ron et Hermione sortirent enchantés du premier cours de Défense contre les Forces du Mal. Les Serpentard allaient voir de quel bois ils se chauffaient !
Ils se rendaient au cours de Botanique quand quelqu'un interpella Harry.
-Harry ! Harry, attends !
C'était Cho. Elle paraissait essoufflée.
-C'était pour... heu...
Elle lança un regard insistant à Ron et Hermione, tâchant de leur faire comprendre qu'ils étaient de trop. Ron ne comprit pas l'allusion mais Hermione le prit fermement par la main et ils s'en allèrent. Harry et Cho étaient à présent seuls.
-Harry, je voulais te dire... que je ne t'aime plus.
Ses joues étaient d'un rose magenta et elle regardait par terre. Harry ne sut pas quoi dire, même si cette nouvelle ne l'affecta pas le moins du monde.
-Mais, même si on ne sort pas ensemble, je suis venue te voir pour m'excuser et te dire qu'on peut toujours rester amis. J'ai mon cours de Soins aux Créatures Magiques. Bon, ben... A un de ces quatre.
Et elle se dirigea vers la cabane de Hagrid.

* * *

Harry repensa à ce que lui avait dit Cho toute la soirée. Elle l'avait dit d'une manière brutale mais Harry aimait cette façon qu'elle avait d'aller au devant des choses, comme de devancer les événements.
Dès qu'il eût fini de dîner, il se dit qu'il fallait qu'il s'occupe sérieusement de l'équipe de Quidditch de Gryffondor et alla voir le professeur McGonagall dans son bureau.
-Professeur, dit-il, c'était pour réserver le terrain de Quidditch pour faire les essais pour les batteurs et les poursuiveurs de Gryffondor.
-Oui, Potter, dit McGonagall. Je pense qu'il faut un peu de temps pour laisser aux prétendants le temps de s'inscrire, n'est-ce pas ? et il faut un moment qui convienne à tout le monde. Je vous réserve donc le terrain pour le samedi de la semaine prochaine, ce samedi, les Serpentard l'ont et ce dimanche, les Serdaigle. Ça vous va ?
-C'est très bien. Merci.
Au moment où il allait sortir, elle le rattrapa par l'épaule.
-Potter, combien de fois vous a-t-on dit de ne pas vous promener seul dans les couloirs ? Et à une heure avancée de la nuit, en plus. Si je n'écoutais que moi, j'enlèverais des points à Gryffondor, Potter. Mais ça passe pour cette fois-ci.
Tout d'un coup, Harry n'eut plus du tout envie de sortir du bureau du professeur McGonagall. Celui-ci, relié par une porte avec la salle de Métamorphoses, était minuscule et très classique, mais il l'aimait bien.
McGonagall retourna s'asseoir sur sa chaise et, à sa grande surprise, Harry en fit de même.
-Vous désirez autre chose, Potter ? demanda t-elle, perplexe.
-Oui, professeur, dit Harry.
-Eh bien, je vous écoute, mais j'ai beaucoup de choses à faire, alors, je vous prie, soyez bref.
-A-t-on des nouvelles de Percy ? Il a été envoyé à Azkaban, n'est-ce pas ? On ne nous a rien dit.
-Si on ne vous a rien dit, dit McGonagall en recommençant à écrire, c'est qu'on jugeait utile de ne rien vous dire.
-C'est quand même moi que Voldemort veut tuer, non ? s'emporta Harry. J'ai le droit de savoir !
Le professeur McGonagall le considéra pendant un long moment, puis elle dit calmement en retrempant sa plume dans l'encre :
-Potter, vous mélangez tout. Vous confondez Percy Weasley avec Vous-Savez-Qui lui-même. Vous oubliez que Percy a ordre de ne pas vous toucher d'un cheveu, alors je ne vois pas en quoi ce qu'il est advenu de son sort vous préoccupe autant que ça.
# Posté le jeudi 09 juin 2005 13:14
Modifié le mercredi 25 avril 2007 07:07

Chapitre 18 : Discussions entre garçons

Chapitre 18 : Discussions entre garçons
La semaine passa à une vitesse remarquable. En cours, ils corrigeaient les B.U.S.E. et, hors des cours, comme ils n'avaient pas beaucoup de devoirs, ils pouvaient faire d'autres activités. La retenue avec Rogue s'était bien passée, il devait faire des lignes. Harry ignorait pourquoi il était tout d'un coup si gentil avec lui. Mais peu lui importait de savoir ça pour le moment. Hermione tricotait toujours des vêtements pour les elfes de maison, mais ce n'étaient plus des chapeaux mais à présent de véritables petits pantalons en laine. Harry lui dit, un soir, que c'était Dobby qui prenait tout et que les autres elfes ne voulaient plus venir. Elle lui répondit du tac au tac :
-Comme ça, ça fait moins de travail pour les autres elfes. Et Dobby aura une belle collection de pantalons.
Harry ne lui reparla plus de ça. Il lui souhaita bonne nuit et alla rejoindre Ron. Celui-ci était en train de lire « Le Chicaneur », allongé dans son lit. Harry en profita qu'ils n'étaient que tous les deux pour lui demander :
-ça va, toi et Hermione ?
Ron ne répondit pas tout de suite.
-Oui, ça va, dit-il enfin. Et... heu... toi et Cho ? Vous vous êtes remis ensemble ? Qu'est-ce qu'elle voulait, l'autre jour ?
-Me dire qu'elle ne m'aimait plus...
-Oh... Bonne chose, dit Ron sadiquement.
-...Mais qu'on pouvait rester amis.
-Alors, heu... T'as personne ?
Harry trouva la question un peu bizarre.
-Non. Pourquoi ?
-Oh, pour rien... Enfin, si... Dean m'a dit qu'il avait cassé avec Ginny parce qu'à chaque fois qu'ils étaient ensemble, elle te regardait avec envie. Et il en a eu marre.
Harry le regarda en faisant mine de ne pas comprendre.
-En fait, je crois qu'elle est retombée amoureuse de toi.
-Ah, dit Harry. Oui.
-Donc, je te dis juste ça comme ça, dit précipitamment Ron. Juste pour te dire qu'elle était libre et que... Hem... Elle t'attend.
-Elle m'attend ?
L'arrivée de Neville mit fin à leur conversation.
-Salut, dit-il. Aah... Demain... Grasse matinée en vue... Tu sais quoi, Harry ?
-Non, mais tu vas me le dire.
-J'aimerais me présenter comme batteur dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor ! Qu'est-ce que tu en penses ?
Harry imagina Neville sur son balai, tentant de renvoyer le Cognard sur les joueurs de l'équipe adverse, et il essaya à grand peine de se retenir d'éclater de rire.
-Heu... Je pense que... Enfin, il faudra voir les essais...
-Oui, dit joyeusement Neville en s'asseyant sur son lit. Oui, il faudra voir les essais... Au fait, tiens, regarde ! ajouta t-il en cherchant quelque chose dans son sac.
-Qu'est-ce que c'est, Neville ? demanda Ron.
-Des bébés Mimbulus Mimbletonia ! s'exclama fièrement Neville en brandissant les deux petites plantes flétries, plantées dans le même pot. En fait, j'ai demandé à mon grand-oncle s'il pouvait s'en procurer une autre, et il a cherché pendant toutes les vacances. Finalement, il en a trouvé une à un prix élevé, alors il m'a dit que je lui donnerais tous mes bébés pour qu'il les vende, lui aussi. En fait, je vais commencer un élevage ! Eux, ce sont les deux bébés, mais ils ne sont pas de la même - euh, comment on appelle ça ? - portée. Regardez, celui-là est plus âgé que l'autre. Mais le professeur Chourave m'a dit que, pour ce genre de flore-là, il faut éviter les unions consanguines, sinon les bébés seront malformés. Alors je vais bientôt devoir les séparer, ces deux-là. Si vous voulez, je peux vous en vendre une, pour pas trop cher.
-Non, merci, dirent aussitôt Harry et Ron.
Dean et Seamus arrivèrent quelques minutes plus tard. Harry remarqua que Dean évitait de croiser son regard.
-Vous la trouvez comment, Delacour, vous ? demanda Seamus.
-Très bien, dit Harry.
-Mais, je veux dire, au niveau de ses cours ?
-Laisse voir, dit Ron en comptant sur ses doigts. Mieux que Quirell, mieux que Lockhart, moins bien que Lupin, mieux que Maugrey, mieux qu'Ombrage. C'est la deuxième meilleure, pour moi.
-Maugrey était bien, quand même, fit remarquer Harry.
-Mais elle, encore mieux. On apprend encore plus à se défendre. Je parie même qu'on va apprendre à se défendre contre le sortilège Doloris ou l'Avada Kedavra, dit Dean. Avec Vous-Savez-Qui qui se promène un peu partout...
-L'avantage, aussi, dit Ron d'un ton rêveur, c'est qu'elle est belle.
-Je préférais Ombrage, dit Harry avec ironie.
Ce qui lui valut un énorme coup de polochon dans le ventre.
-Et McGonagall ? dit Neville en attaquant Ron.
-Trelawney ! s'exclama Seamus en se jetant sur eux avec son polochon.
-Madame Maxime ? dit Dean en se mêlant à la bataille.
Quelques minutes plus tard, lorsque leurs polochons furent tellement déchiquetés qu'ils ne pouvaient plus servir d'armes de guerre, ils stoppèrent. Chacun dit « Reparo », prit son coussin réparé et s'endormit profondément.
# Posté le jeudi 09 juin 2005 13:19
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:47

Chapitre 19 : La convocation

Chapitre 19 : La convocation
Le lendemain, le samedi, alors qu'Harry descendait prendre son petit-déjeuner, Colin Crivey fonça littéralement sur lui.
-Harry ! Ça va ? Tu as passé de bonnes vacances ?
-Oui, et toi ?
-En fait, dit Colin sans tenir compte du renvoi de question de Harry, tout à l'heure, j'ai croisé Dumbledore, et il m'a dit de te dire qu'il t'attendait dans son bureau dès que tu serais levé. Je dois y aller, Harry, à un de ces jours !
Et, aussi rapidement qu'il était apparu, il disparut. Harry, perplexe, se dirigea vers le bureau de Dumbledore quand il s'aperçut qu'il ne savait pas le mot de passe.
-Sorbet citron.
Rien ne bougea. Harry ragea. Peeves arriva, ce qui fit augmenter sa colère.
-Peeves, tu ne saurais pas le mot de passe, par hasard ?
-Si, dit simplement Peeves.
-C'est quoi ? demanda Harry d'une voix agacée.
-Eh, je ne me suis pas engagé à te le dire !
-Ah ouais ? hurla Harry en essayant d'attraper le fantôme.
Il vit arriver Miss Teigne et cessa aussitôt. En effet, Rusard venait d'apparaître au bout du couloir.
-Pris en flagrant délit, Potter, dit-il de sa voix sourde.
-En flagrant délit pour quoi ? dit Harry agressivement. Le professeur Dumbledore m'a convoqué dans son bureau mais je me suis aperçu que je ne connaissais pas le mot de passe.
-Balivernes, grogna Rusard.
A leur grande surprise, la porte pivota, laissant place à un escalier en colimaçon. Harry resta stupéfait.
-Balivernes, marmonna t-il. Merci, Rusard.
Harry monta jusqu'en haut et toqua.
-Entrez, dit Dumbledore.
Harry entra.
-Professeur, Colin m'a dit que vous vouliez me voir...
-Oui. Assieds-toi, je te prie.
Harry s'installa sur la chaise que lui désignait Dumbledore. Il fit un petit signe de tête en guise de bonjour pour Fumseck.
-Harry, dit Dumbledore d'un ton grave, j'ai bien peur de devoir te renvoyer de Poudlard.
C'étaient les mots que redoutait Harry.
-Mais cette première semaine s'est très bien passée ! Il n'y a eu aucun blessé...
-Grâce à cette carte, dit Dumbledore en brandissant la carte des maraudeurs.
-Comment l'avez-vous eue ? s'exclama Harry. Elle est à moi !
-En fait, ce n'est qu'une copie de la vraie carte, qui, elle, est dans ta valise à l'heure qu'il est. C'est uniquement grâce à cette carte qu'il n'y a eu aucun blessé ou mort. Je voyais Voldemort s'avancer, à chaque fois... Et qu'ai-je fait, pendant toute cette semaine ? J'ai accouru d'un bout à l'autre du château pour le repousser et protéger les élèves. J'ai aussi demandé à cette chère Miss Delacour de vous enseigner comment résister aux sortilèges Impardonnables, et je voulais que ce soit elle qui vous l'apprenne, parce que je l'ai moi-même vue résister au sortilège Doloris que lui avait lancé Krum, sous l'effet de l'Imperium, lors de la Troisième Tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Mais j'avais besoin d'elle maintenant, cette année, c'est pourquoi je lui ai appris pendant un an comment compacter le temps et, ensuite, elle a compacté ses années d'études.
Harry ne sut que répondre.
-Je... Je ne veux pas m'en aller de Poudlard, dit-il.
-Je ne te demande pas ton avis, Harry. Je te laisse ce soir pour faire tes bagages, et demain matin, à l'aube, tu prendras le Magicobus qui te ramènera chez ton oncle et ta tante.
# Posté le jeudi 09 juin 2005 13:20
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:48

Chapitre 20 : Le départ

Chapitre 20 : Le départ
-Ne t'en fais pas, Harry, tu reviendras une fois que Voldemort sera embrouillé, dit Hermione le soir. Je suis sûre que c'est ça que veut Dumbledore. Le coincer.
-Dumbledore pense que je serai en sécurité chez les Dursley, parce que le sang de ma mère coule dans dans les veines de ma tante, dit Harry avec une pointe de moquerie. Mais je suis persuadé que s'ils apprennent que je vais vivre toute l'année chez eux, ils vont me mettre en pension ou dans un orphelinat. En plus, je ne peux pas aller chez une famille de sorciers... Qui voudrait de quelqu'un qui attire Voldemort ?
-Harry, je veux que tu saches que tu vas nous manquer énormément, dit Hermione d'une petite voix.
-ça va, ça va, épargnez-moi les adieux tragiques ! lança Harry en se levant. Ron, je te nomme capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor.
-Trop, c'est trop ! s'écria Ron. Tu ne peux pas partir ! On a qu'à dire à Dumbledore de... Je sais pas, moi, de renforcer la sécurité sur les limites de Poudlard... Je veux bien être sentinelle ! ajouta t-il en souriant.
-C'est vrai que tu vas nous quitter, Harry ? demanda Lavande à l'autre bout de la pièce.
-Oui, dit Harry. Je suis exclu. Je m'en irai demain matin.
-Mais qui dominera les cours de Défense contre les Forces du Mal, alors ? dit tristement Parvati. Qui sera mon cavalier, s'il y a un autre bal ?
Harry lui sourit amicalement.
-Vous allez me manquer, dit-il. Tous. Et je VEUX des nouvelles, hein ? Ne me laissez pas moisir dans mon trou. Je veux savoir tout ce qui se passe à Poudlard.
-Oh, mais, on viendra te rendre visite, Harry ! dit joyeusement Ron. Fred et George m'ont laissé suffisamment de poudre de diminution pour...
-Aux dortoirs, aux dortoirs !
Tous se retournèrent. Le professeur McGonagall continuait de dire, sa voix se fondant en un miaulement :
-Allez, vous allez aux dortoirs !
-Professeur, dit Ron, il est à peine vingt et une heures !
-Justement, dit-elle sèchement. Je reçois énormément de lettres de parents qui disaient que leurs enfants manquaient de sommeil.
Harry était certain qu'elle mentait. Il tenta un dernier essai :
-Professeur, je ne veux pas partir d'ici.
-Eh bien, c'est un peu égoïste de votre part, Potter. En restant ici, vous mettez la vie de tous ces élèves (elle désigna tous ceux qui étaient dans la salle) en danger.
-Dans ce cas, je veux être envoyé à Azkaban, dit Harry. Je pourrai voir ceux qui entrent et qui sortent et je serai avec mes amis les Détraqueurs, oh oui, ce sera joyeux. En plus, je pourrai discuter avec Percy.
-Vous êtes vraiment têtu, dit McGonagall en le considérant avec dégoût. Vous avez l'impression que pour nous, votre présence à Poudlard importe peu. Je suis sûre que vous ne vous imaginez même pas tout le mal que se donne Dumbledore pour votre petite personne.
-Mais si Dumbledore m'avait dit exactement où se trouvait Voldemort, j'aurais pu le tuer !
-Vous êtes prétentieux, Potter.
-Je peux au moins vous demander une faveur, professeur ?
Ils n'étaient à présent que tous les deux dans la salle commune de Gryffondor. Les autres étaient montés aux dortoirs.
-J'aimerais que vous nommiez Ron capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor.

* * *

Harry regardait ses oeufs bouillis frémir dans son assiette. « C'est mon dernier repas à Poudlard », pensa t-il avec amertume.
-Mange, Harry, lui conseilla Hermione.
-J'ai pas faim, marmonna t-il en se levant.
-Dumbledore a dit qu'on pouvait t'accompagner jusqu'à ce que le Magicobus arrive, dit Ron.
Ils partirent tous les trois d'un pas triste jusqu'au portail de Poudlard. Le vent froid leur glaçait les joues. Lorsque le Magicobus arriva enfin, ils entendirent au loin des cris entrecoupés :
-Attends-moi ! Harry, attends !
Ils se retournèrent. C'était Ginny, avec sa valise. Elle s'arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle, puis dit :
-Harry, je viens avec toi ! Je vais passer le week-end à la maison, exceptionnellement !
-QUOI ? s'exclama Ron.
-Ouais. Maman a dit à Dumbledore qu'elle avait quelque chose de très important à voir avec moi. En fait, ajouta t-elle en se tournant vers Harry, je crois qu'elle voulait que tu ne fasses pas le voyage seul.
-Mais pourquoi toi ? s'indigna Ron. Moi aussi, j'aurais bien aimé passer le week-end à la maison !
-Va savoir, murmura Harry si bas que personne ne l'entendit.
-Bon, vous allez vous décider à entrer, oui ? s'impatienta Stan Rocade, appuyé contre la porte du Magicobus.
-Oui, oui, on arrive, dit Ginny. Bon, bah, à lundi, vous deux. Tu me rejoins, Harry, je monte.
Harry regarda par terre et eut soudain envie de pleurer. Il s'en retint avec une habilité incroyable, mais il ne savait pas quoi dire. Soudain, Hermione se jeta dans ses bras et fondit en larmes.
-Harry... Il va y avoir un grand vide...
-Ne t'inquiète pas, dit Harry en essayant de se convaincre lui-même. On se reverra.
Il la serra amicalement contre lui, puis elle se retira, le visage baigné dans les larmes. Harry serra la main de Ron, puis monta dans le Magicobus, qui démarra aussitôt.
# Posté le jeudi 09 juin 2005 13:23
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:51