Chapitre 11 : L'espion de Voldemort

Chapitre 11 : L'espion de Voldemort
Ces paroles résonnèrent dans les oreilles de Harry. « Il faut renvoyer Harry Potter, s'il reste, pas seulement lui sera en danger mais tout Poudlard... il aura la vie dure... »
Ron et Hermione ne bougeaient pas.
Harry se leva et dit :
-Je ne vais pas attendre qu'ils me renvoient. Je vais partir maintenant, ça va leur épargner la peine de m'annoncer mon renvoi.
-Harry, dit Hermione en se levant à son tour, si tu dois retourner vivre chez les Dursley, alors je viendrai avec toi.
-Moi aussi, dit aussitôt Ron en se mettant debout.
-Il n'en est pas question ! s'écria Harry. Votre vie serait en danger... vous devez rentrer à Poudlard, il a besoin de vous.
-Mais si tu es seul, dit Ron, ça facilitera la tâche de Tu-Sais-Qui !
Harry se rappela ce que Dumbledore lui avait dit avant les vacances ; que lorsqu'il était près de la tante Pétunia, il ne risquait rien car le même sang que celui de sa mère coulait dans ses veines.
-Mais, au moins, il n'y aura qu'un mort, dit-il tragiquement.
-Ne dis pas de sottises, dit Hermione en lui appuyant sur les épaules pour le faire rasseoir. La décision de Dumbledore n'est pas du tout définitive, tu restes à Poudlard jusqu'à ce que quelqu'un t'oblige à partir de force.
-Elle a raison, dit Ron. Je me fiche éperdument d'être en danger de mort mais si tu n'es plus à Poudlard, ce sera vraiment... plus pareil...
-Vous serez tous les deux, ce sera parfait, dit Harry.
-Harry, dit Hermione, pour l'instant, la situation est instable, mais dès qu'on aura trouvé le membre de l'Ordre qui nous a trahis, il sera envoyé à Azkaban et Voldemort n'aura plus aucune source, il dépérira...
Harry eut un rire sans joie.
-Apparemment, ils se soucient plus de me renvoyer que de trouver le traître, hein ?
-Ces deux choses sont liées, dit Hermione. Mais tu ne penses pas que si Dumbledore veut déjà te renvoyer, c'est qu'il a déjà une petite idée de la question pour le traître ?

* * *


Poudlard était encore plus désert que lors des vacances. Les fantômes furent surpris de voir arriver du monde trois jours avant la rentrée, mais ne posèrent pas de questions, et Harry leur en fut reconnaissant. Le soir, les jumeaux vinrent trouver Harry, Ron, Hermione et Ginny dans la salle commune de Gryffondor et leur dirent :
-Venez, Dumbledore a préparé du Veritaresum. Tout le monde, à tour de rôle, va en boire et on va découvrir qui est l'allié de Vous-Savez-Qui.
-OK, dit Harry, alors dès que vous savez qui c'est, vous venez nous le dire, d'accord ?
-En fait, dit Fred, tout le monde, y compris vous, doit boire la potion. Dumbledore a été formel là-dessus.
-On va boire la potion ? s'exclama Ginny. Mais... Dumbledore sait très bien que ce n'est pas nous !
-Ne rouspète pas, dit George. Venez.
Ils suivirent les jumeaux. La salle de l'Ordre était, malheureusement pour Harry, le cachot de Rogue. Lorsqu'ils furent arrivés, Dumbledore leur lança un regard de suffisance. Tous les membres de l'Ordre étaient présents. Harry n'aurait jamais pensé qu'ils étaient aussi nombreux.
« La réunion va durer des heures... » pensa t-il.
-Prenez place, leur dit Dumbledore en montrant quelques chaises.
Ils s'assirent. Certains visages étaient apeurés, d'autres terrifiés, mais la plupart ne manifestaient aucune expression particulière. Les chaises formaient un grand demi-cercle devant Dumbledore.
Celui-ci s'éclaircit la voix.
-Hm, bien, dit-il. Vous savez tous pourquoi nous sommes ici, c'est pourquoi je m'épargne la peine de vous le rappeler. J'ai préparé moi-même du Veritaresum, non pas que je n'aie pas confiance en Severus Rogue (celui-ci le foudroya du regard), mais que, par les temps qui courent, je crois qu'on ne peut plus faire confiance à grand monde. Bien, je vous invite à venir à tour de rôle en boire une cuillère.
La première, Tonks, arriva vers Dumbledore et but du Veritaresum, puis alla se rasseoir. Maugrey, qui était le second, se leva et fit de même. Tous les imitèrent. Une fois que tout le monde en eût bu, Dumbledore reprit la parole pour s'adresser à Tonks :
-Avez-vous trahi l'Ordre du Phénix ?
-Non, ça ne me serait jamais venu à l'idée.
-Merci bien, dit Dumbledore sans surprise, mais j'aimerais que vous me disiez juste « Oui » ou « Non », maintenant.
Tout le monde acquiesça.
-Fol Oeil, avez-vous trahi l'Ordre ?
-Non, grogna Maugrey.
Tous les membres répondirent « Non », même Rogue. Fred, George, Ginny, Ron, Hermione, Harry et Percy terminaient respectivement le demi-cercle. Dumbledore arriva à Fred et George :
-Avez-vous trahi l'Ordre ?
-Non, répondirent-ils ensemble.
-Ginny, même question ?
-Non, dit Ginny d'une voix rauque.
-Ronald ?
-Non.
-Hermione ?
-Non.
-Harry ?
Harry sentit ses lèvres s'activer et donner la réponse sans se souvenir de leur avoir donné la permission de le faire.
-Non.
-Percy ?
-Oui.
# Posté le dimanche 05 juin 2005 09:52
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:52

Chapitre 12 : Du sang neuf chez les Mangemorts

Chapitre 12 : Du sang neuf chez les Mangemorts
Tout le monde se tourna vers lui dans un même mouvement de surprise. Harry le considéra gravement. Mr Weasley le regarda comme s'il était fou et Mrs Weasley plaqua sa main contre sa bouche. Ron ouvrit la sienne de stupeur. Hermione ouvrit grand ses yeux et se ratatina sur sa chaise.
Le silence était assourdissant.
Dumbledore reprit la parole.
-Ainsi donc, Percy Weasley, vous affirmez avoir facilité la tâche de Voldemort (un frisson parcourut l'assemblée) pour venir au Quartier Général de l'Ordre du Phénix ?
-Oui, répondit Percy. Il m'a demandé de l'aider, alors je l'ai aidé.
-Il vous a demandé de l'aider ? répéta Dumbledore en se redressant. Comment ça ?
-Un jour, au Ministère, j'ai croisé Lucius Malefoy. Il m'a dit qu'il avait quelque chose à voir avec moi dans son bureau. Je l'ai suivi, et il m'a donné un journal. C'était un Portoloin qui m'a mené droit au Seigneur des Ténèbres.
-Que vous a-t-il dit ?
-Que la seule chose qu'il voulait, c'était Harry Potter. Au début, il voulait que je lui amène. Mais j'ai refusé, non pas que je tienne à ce garçon complètement fou, mais que j'avais beaucoup de travail ces temps-ci.
Harry sentit ses joues s'enflammer.
-Il m'a alors demandé poliment où se trouvait Harry Potter. Il a ajouté que si je ne répondais pas, il me tuerait ou si je mentais, il le saurait et que les conséquences seraient bien pires que ma mort. Alors, je lui ai tout dit. Egalement que je haïssais Harry Potter, je me suis dit que ça le calmerait et qu'il m'aimerait plus. Il m'a demandé si je voulais être un Mangemort. Au début, je voulais refuser. Mais quelque chose en moi m'a poussé à dire oui. Alors, j'ai confirmé et il a pointé sa baguette sur mon avant-bras. J'ai ressenti une grande douleur et, quelques minutes plus tard, la marque des Ténèbres était gravée dans ma peau. J'étais conscient de ce que je faisais, mais je voulais changer de vie. Je suis alors devenu l'espion du Seigneur des Ténèbres, chaque fois qu'il m'appelait, je transplanais et j'allais le voir. Plusieurs fois, je lui ai proposé de tuer Harry Potter, mais il m'a formellement interdit de lui faire du mal. Il voulait le tuer lui-même. Par contre, plusieurs fois, il m'a demandé de tuer le traître Severus Rogue. Mais c'était difficile parce qu'il ne venait pas souvent et que l'on n'était jamais seuls. Plusieurs fois, j'ai essayé de le piéger, mais je crois qu'il se doutait de quelque chose car il m'évitait et ne me regardait jamais.
Plusieurs personnes se tournèrent vers Rogue, dont le visage était rouge tomate, d'autres fixaient toujours Percy du regard.
-Je peux vous montrer ma marque, ajouta Percy.
Il se leva et découvrit son avant bras gauche. La marque des Ténèbres y avait été fraîchement gravée.
S'en suivit un long silence, puis Dumbledore déclara calmement :
-Merci à tous et à toutes. Vous pouvez sortir. Je demanderai juste à Arthur, Molly et Percy Weasley de bien vouloir rester.
Tout le monde sortit en silence. Mrs Weasley resta sur son siège, frappée d'horreur. Mr Weasley essayait de la réconforter et Percy s'était rassit tranquillement.
Harry, Ron, Hermione, Ginny et les jumeaux montèrent sans un mot jusqu'à la salle commune de Gryffondor, puis Ginny éclata en sanglots :
-Le traître ! Le traître !
Ron et les jumeaux semblaient pétrifiés.
-Ce que je ne comprends pas, dit Hermione en réfléchissant, c'est pourquoi il a but le Veritaresum, puisqu'il savait que ça lui ferait avouer la vérité.
-Ouais, dit Harry, c'est bizarre...
-Je vais le TUER ! s'exclama brusquement Fred. Mon propre frère... Un Mangemort...
George ne bougeait pas.
-Fred, dit Hermione, ce n'est pas toi qui vas changer la situation. Dumbledore va s'en occuper, et très bien, j'en suis sûre.
-Hermione, tu ne comprends pas, dit George, ses yeux fixés quelque part au loin, seules ses lèvres bougeant. Percy était et est toujours notre frère.
Ginny pleura de plus belle. D'un ton absent, Hermione lui tendit un mouchoir.
-Par contre, ça ne m'aurait pas dérangé s'il avait tué Rogue, dit Fred, reprenant son ton farceur.
-Ce n'est pas drôle, dit durement Hermione. Rogue est un membre de l'Ordre, il est entièrement de notre côté, maintenant. Dumbledore a beaucoup de preuves.
-Tu ne vas quand même pas dire, Hermione, que Rogue est très gentil avec nous ! répliqua Harry. Il ne manque pas une occasion pour me donner un zéro ou pour m'humilier. Juste parce qu'il n'aimait pas mon père. C'est vraiment n'importe quoi. Et comme je veux devenir Auror, il faut que je fasse encore potions cette année... Je vais devoir supporter sa vieille face de rat.
-Voyez-vous cela ? dit une voix glaciale derrière eux.
Tous se retournèrent dans un sursaut, sauf George, amorphe, planté sur place. Rogue venait d'apparaître à l'entrée de la salle commune.
-Professeur ! s'exclama Hermione. Comment avez-vous...
-Alors, comme ça, Potter, coupa Rogue sans tenir attention à Hermione, j'ai une vieille face de rat ? Et je ne manque pas une occasion de vous donner un zéro ou vous humilier ? Vous aurez une retenue, Potter, et, croyez-moi, cette punition est bien faible.
Il se tourna vers les autres.
-J'ai été envoyé ici pour vous dire que le dîner est servi.
Sur ce il s'en alla.
# Posté le lundi 06 juin 2005 15:03
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:35

Chapitre 13 : Retour des Weasley

Chapitre 13 : Retour des Weasley
Le dîner fut maussade et triste. Qui avait envie de parler, après la lourde nouvelle que venaient d'apprendre les membres de l'Ordre ? Dumbledore, Mrs et Mr Weasley et Percy étaient absents.
Dès qu'elle eût terminé son dessert, Hermione se leva et dit :
-Mme Pince est arrivée dans l'après-midi. J'ai des tas de choses à voir à la bibliothèque.
Et elle partit précipitamment.
-Celle-là, on ne la changera pas, dit Harry en souriant.
Ron, la bouche pleine de tourte à la rhubarbe, acquiesça. Quand il put enfin parler, il se leva à son tour et, en bâillant, déclara à Harry :
-La journée a été fatigante, pas vrai, Harry ? Je vais me coucher, tu me rejoins aux dortoirs.
-Heu, oui, dit Harry. Oui, j'arrive.
Cependant il resta encore longtemps à discuter avec Lupin, Maugrey, Mondingus et les jumeaux au sujet de la découverte que Percy soit un Mangemort. Certes, la discussion ne fut pas très joyeuse, mais passionnante. Au bout d'un moment, Harry sentit ses paupières tomber. Il souhaita bonne nuit à tout le monde et monta aux dortoirs. Il pensait y voir Ron seul, dormant depuis longtemps, mais il se trompait.
Hermione et Ron étaient couchés sur le lit de celui-ci et s'embrassaient langoureusement. Ils ne remarquèrent même pas la présence de Harry, qui toussa maladroitement.
Aussitôt, leurs lèvres se décollèrent et Ron devint écarlate. Hermione, en revanche, ne manifesta aucun signe de gêne. Elle se redressa pour s'asseoir sur le lit et dit d'une voix pâteuse :
-Oh, Harry, c'est toi !
-Désolé, dit automatiquement Harry. J'aurais dû toquer, je...
-Ne t'en fais pas, c'est pas grave, répliqua Hermione. Bon, bonne nuit, à demain. Je suis exténuée. Dormez bien.
-Oui, heu, toi aussi, Hermione, dit Harry.
D'un pas nonchalant, Hermione sortit et Harry était sûr qu'elle avait fait un signe de la main à Ron.
Celui-ci, évitant le regard de Harry, se déshabilla, se glissa dans son lit, grommela un « bonne nuit » à peine audible et tira ses rideaux d'un coup sec.

* * *


Le lendemain, Harry ne croisa toujours pas ni Mr ni Mrs Weasley. Mais il savait que, comme la rentrée des classes allait être le surlendemain, tous les professeurs devaient venir ce jour-là, à des heures plus ou moins différentes. Il croisa le professeur Trelawney, qui était arrivé très tôt. Harry lui lança un vague bonjour mais elle semblait être infiniment perdue dans ses pensées. Plus tard, il aperçut aussi les professeurs Flitwick, Chourave, Binns et Bibine. Ils saluèrent tous Harry et Hermione mais aucun ne prêta attention à Ron et les autres Weasley. La nouvelle à propos de Percy avait rapidement circulé. Ron dit à Harry, à l'heure du déjeuner :
-Je ne sais pas comment tu fais pour supporter ça.
C'était la première fois qu'il lui parlait depuis la veille au soir.
-Au bout d'un moment, on s'y fait, tu verras. Et puis c'est ton frère que ça concerne, pas toi. Une fois que les gens auront compris ça, ils te ficheront la paix.
-Regardez ! s'écria Hermione en pointant la porte venant des salles de cours.
Harry et Ron tournèrent la tête dans un même mouvement. Dumbledore, Mrs et Mrs Weasley venaient d'arriver. Harry, Ron et Hermione se dirigèrent précipitamment vers eux.
-Maman, Papa, dit Ron, qu'est-il arrivé à Percy ? Vous l'avez envoyé à Azkaban, hein ?
-Oui, Ronnie, répondit Mrs Weasley. Ne t'inquiète pas, il a eut ce qu'il devait avoir. Harry, mon chéri, tu vas bien ?
-Oui, Mrs Weasley, dit Harry. Heu... et vous ?
-Comme ça peut, dit Mrs Weasley avec un sourire. Mais surtout, surtout, restez groupés. Ne vous promenez jamais seuls, soyez au moins à deux.
Ils approuvèrent et Harry demanda à Dumbledore :
-Professeur, est-ce que je peux avoir le terrain de Quidditch cet après-midi ? On voulait jouer, avec Ron.
Celui-ci lui sourit. Il était vrai qu'un peu de Quidditch ne leur ferait aucun mal, par les temps qui couraient. D'après le regard malicieux de Dumbledore, Harry aurait juré qu'il allait leur donner ce qu'ils voulaient mais :
-Non.
Le sourire sur le visage de Ron s'effaça.
-Mais... Pourquoi ? balbutia t-il.
-Ne demande pas pourquoi, enfin ! Quelle impolitesse ! s'exclama Mrs Weasley. Le professeur Dumbledore a dit non, alors c'est non.
-Très bien ! dit Hermione d'un ton joyeux après qu'ils furent partis. Comme ça, vous pourrez m'accompagner à la bibliothèque. Puisque je ne peux pas y aller seule...
# Posté le mardi 07 juin 2005 13:19
Modifié le mercredi 25 avril 2007 07:05

Chapitre 14 : Le nouveau professeur de Défenses contre les Forces du Mal

Chapitre 14 : Le nouveau professeur de Défenses contre les Forces du Mal
Harry, Ron et Hermione passèrent leur après-midi et leurs deux derniers jours de vacances à la bibliothèque. Hermione avait soi-disant des choses importantes à voir, mais elle n'avait pas dit quoi. Il était dix-huit heures quand Fred et George arrivèrent.
-On y va, dit simplement George.
-Ouais, il faut que vous veniez nous dire au revoir, dit Fred.
Ils se levèrent et suivirent les jumeaux. Tout le monde était là. Harry se demanda s'il allait échapper à l'étreinte de Mrs Weasley s'il se mettait légèrement en retrait...
-Harry, mon chéri, dit Mrs Weasley en le serrant contre elle. Passe une bonne année, normalement, on se voit à Noël !
-Euh, oui, d'accord. Au revoir.
-Sois sage, Harry, dit gravement Lupin. Tu fais ce que Dumbledore te dit, tu ne fais pas de choses illégales. Tu ne te promènes pas seul dans les couloirs. Et encore moins la nuit.
Toutes ces recommandations agacèrent Harry, mais il tâcha de ne pas le montrer. Il approuva et serra la main de Lupin.
Une fois que les adieux furent faits et que les membres de l'Ordre (sauf McGonagall, Rogue, Hagrid et Dumbledore) furent partis, Dumbledore déclara à Harry, Ron, Hermione et Ginny :
-Vos camarades vont arriver dans quelques dizaines de minutes, mais je vous demanderai de bien vouloir rester et aider le professeur Flitwick à décorer la grande salle.
-Oh, oui, merci, Dumbledore ! dit Flitwick d'une voix enjouée. Venez, vous quatre !
Flitwick leur apprit comment allumer des bougies avec leur baguette de loin. En effet, celles qui flottaient dans la salle étaient hautes et il fallait donc bien viser si l'on ne voulait pas incendier Poudlard. Alors, une par une, ils les allumèrent. Hermione semblait trouver cela très amusant et elle le faisait avec grande aisance.
Alors qu'Harry allumait la dernière bougie, la grande porte s'ouvrit dans un grincement sonore. Précédés du professeur McGonagall, les septième année firent leur entrée, suivis des sixième année, puis de toutes jusqu'à la deuxième. Ils s'installèrent tous aisément aux tables des maisons auxquelles ils appartenaient. Ginny partit avec un groupe de cinquième année. Harry et Ron discutèrent avec Dean, Seamus et Neville tandis qu'Hermione alla saluer Parvati et Lavande. Quelques minutes plus tard, les première année firent irruption dans la salle avec Hagrid. Celui-ci se dirigea à la table des professeurs, où ils étaient déjà tous présents. Les première année regardaient autour d'eux d'un air effaré. McGonagall leur expliqua le fonctionnement du Choixpeau Magique et la répartition commença. Trois garçons et deux filles furent envoyés à Gryffondor, applaudis par les anciens.
Dumbledore se leva et dit :
-Bienvenue à Poudlard. Je vous souhaite à tous et à toutes un excellent appétit !
Les plats surgirent de nulle part. Tous commencèrent à manger de bon appétit.
-Vous avez remarqué, leur dit Hermione, qu'il n'y a pas de professeur de Défense contre les Forces du Mal ?
La porte se rouvrit pour la troisième fois et une personne encapuchonnée entra. On ne voyait pas du tout son visage mais d'après sa silhouette, Harry devina qu'il s'agissait d'une femme. Et sa voix confirma les pensées de Harry, c'était une voix aigue, jeune et veloutée :
-Veuillez excuser mon retard, Dumbledore. On m'a donné la mauvaise date, voyez-vous. Je pensais que la rentrée serait demain.
Dumbledore se leva et sourit.
-Il n'y a pas de mal, professeur. Veuillez venir prendre place, je vous prie, dit-il poliment en désignant une chaise vide, à côté de lui.
Dès qu'elle s'assit, les bavardages reprirent dans la salle. Mais c'étaient des bavardages anxieux et non joyeux. La femme n'enleva pas son capuchon et elle ne mangea pas, elle but juste quelques gorgées de jus de citrouille.
-Qui est-ce ? demanda Ron, ne la lâchant pas des yeux.
-Je ne sais pas, dit Harry, mais je crois que j'ai déjà entendu sa voix quelque part... Reste à savoir où et quand...
-Vous pensez qu'elle va enseigner la Défense contre les Forces du Mal ? demanda Hermione.
-Tu pensais à quoi d'autre ?
-Je ne sais pas... Je pensais que Dumbledore allait choisir Firenze. Mais, effectivement, il n'est pas là... Vous croyez qu'il est retourné dans sa forêt ?
-Oh, ça m'étonnerait, dit Harry. Les centaures avaient vraiment l'air décidé quand ils disaient qu'ils ne voulaient plus de lui.
-Il faudra aller demander à Hagrid, dit Ron.
Nick Quasi Sans Tête s'approcha de leur table alors que les desserts apparaissaient sur les tables.
-Bonjour, Nick, dit Harry. Passé de bonnes vacances ?
-Oh, oui, c'était bien. Mais trop long.
-TROP LONG ? s'exclamèrent plusieurs élèves de septième année à côté. Vous rigolez ?
Le fantôme leur jeta un regard de dégoût puis s'en alla.
-Il a l'air de mauvaise humeur, dit Ron.
-Tu ne comprends pas pourquoi, Ron ? demanda Hermione.
-Moi non plus, intervint Harry, je ne vois pas pourquoi.
Hermione leva les yeux au ciel.
-C'est évident, non ? chuchota t-elle. Percy était un Gryffondor ! Qu'il soit devenu un Mangemort affecte la réputation de la maison de Nick. En général, ce sont les Serpentard qui en deviennent...
Harry lui jeta un regard en biais et les oreilles de Ron devinrent d'une couleur rose fuchsia.
Une fois que tout le monde eût terminé son repas, les restes des plats se volatilisèrent et Dumbledore se leva. Le silence se fit aussitôt.
-Bien, déclara t-il, je voudrais tout d'abord vous informer que nous avons un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, j'ai nommé...
La femme se décapuchonna et nombre d'élèves eurent du mal à cacher leur surprise.
-...Fleur Delacour.
# Posté le mardi 07 juin 2005 13:23
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:42

Chapitre 15 : La compaction du temps

Chapitre 15 : La compaction du temps
Le lendemain, tous les élèves étaient surexcités quand le professeur McGonagall passait dans les rangs et distribuait les emplois du temps. C'était qui allait avoir Défenses contre les Forces du Mal en premier.
-On l'a ce soir ! s'exclama Ron si fort que le professeur McGonagall enleva cinq points à Gryffondor.
-Je ne sais pas si tu devrais autant te réjouir, Ron, dit Hermione. Ginny l'a eue ce matin et il parait qu'elle est très stricte.
-Je trouve quand même vraiment ça bizarre, dit Harry. Comment peut-elle être prof, elle a à peine trois ans de plus que nous !
-Et puis qu'elle vienne enseigner à Poudlard, renchérit Hermione. Ç'aurait été plus logique qu'elle aille à Beauxbâtons.
-Je ne pense pas, dit Ron. Si dans trois ans, moi, j'avais la possibilité d'être prof, je n'irais pas ici. Il y a tout le monde qui te connaît...
-Oui, mais même, dit Hermione. Je pense vraiment qu'il y a du avoir quelque chose qui s'est passé, elle est trop jeune. J'ai lu dans un livre sur l'orientation qu'il faut six ans d'études pour devenir un prof.
-Sauf si on les compacte, dit une voix derrière eux.
-Ginny ! dit Harry.
-Qu'est-ce que tu veux dire, sauf si on les compacte ? demanda Ron.
-On l'a eue, ce matin. Et elle nous a expliqué comment on compactait du temps. Ça peut être quelques minutes, mais aussi plusieurs années. Alors, en vrai, là, elle n'a pas dix-neuf ans, mais vingt-quatre. Parce qu'elle a pris un an pour maîtriser le sortilège.
-Mais... c'est impossible, dit Hermione.
-Non, non, ce n'est pas impossible, dit Ginny, agacée. C'est de la magie « sombre », comme elle appelle ça. Presque de la magie noire, mais pas entièrement.
-Et elle sait comment compacter du temps ? questionna Harry. Ça doit être bien dur.
-Je n'en doute pas, dit Ginny. Mais j'avoue que, franchement, ça peut être pratique...
-Si je comprends bien, insista Hermione, tu te vieillis ? Par exemple, elle, Fleur Delacour...
-Elle a dit qu'il fallait qu'on s'habitue à l'appeler le professeur Delacour.
-Peut importe, reprit Hermione. Donc, par exemple, elle, elle a vingt-quatre ans au moment où elle devrait en avoir dix-neuf ?
-Voilà.
-C'est vraiment très, très bizarre, dit Hermione plus pour elle-même que pour quelqu'un d'autre.
Il y eut un court moment de silence, puis Ron dit soudain :
-Harry, il faut que tu t'arranges pour louer le terrain de Quidditch cette semaine, il faut que tu trouves des batteurs et des poursuiveurs !
-Je sais, j'y ai pensé, dit Harry. Mais ça va être difficile. En fait, il faudra surtout faire des tests sur les deuxième année, puisque l'an dernier, Angelina avait au du mal à trouver des batteurs.
-Devinez qui fera les commentaires, maintenant que Lee est parti ? leur demanda Hermione, une note de dégoût dans la voix. Pansy Parkinson.
Ron ouvrit la bouche d'horreur et se recula de quelques centimètres d'Hermione pour la considérer entièrement.
-Tu rigoles ?
-Non, non, je ne rigole pas, c'est Parvati qui m'a donné l'info. Il parait qu'elle avait fait un test avant les vacances et qu'elle l'avait réussi...
-Oh la la, ça va être la catastrophe, dit Ginny.
La sonnerie leur indiqua qu'ils devaient aller en cours de potions. Rogue ne fit pas attention à Harry pendant tout le cours et ne chercha même pas à réduire sa potion en poussière. A la fin du cours, de sa voix froide, il retint cependant Harry :
-Potter, j'ai quelque chose à vous dire.
-Je vous écoute, dit Harry avec indifférence.
-Ce soir, cinq heures, ici. Votre retenue, vous l'aviez oubliée ?
Harry le regarda avec haine puis quitta la pièce.
# Posté le mercredi 08 juin 2005 10:01
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:44