Chapitre 6 : Le début de la fin des haricots

Chapitre 6 : Le début de la fin des haricots
Le mois d'août passa à une vitesse incroyable. Les membres de l'Ordre allaient et venaient. Fred et George assistaient à leurs réunions. Ginny, Harry, Ron et Hermione étaient censés ne pas y assister mais ils utilisaient la poudre de diminution, le plus souvent. Lorsqu'ils ne mesuraient plus que 2 mm, Fred et George les prenaient dans leurs poches ou leurs trousses. Mais Mrs Weasley n'était pas dupe : toutes les dix minutes, elle se levait pour aller vérifier si Ginny, Harry, Ron et Hermione étaient dans leurs chambres. Ainsi, ils ne purent assister qu'à deux réunions.
Cependant, il y avait toujours les oreilles à rallonge et elles étaient parfois de grand secours. Ils n'apprirent cependant rien de nouveau que ce que Dumbledore avait dit à Harry lors de son avertissement : que Voldemort pouvait être tout près et nous attaquer dans des moments où l'on s'y attendait le moins.
Un jour, alors que Harry, Ron, Hermione et Ginny allaient voir Buck, ils le trouvèrent avec Hagrid.
-Bonjour, Hagrid !
-Bonjour, vous, dit Hagrid.
-Hagrid, dit Harry, j'ai eu une idée : pourquoi ne pas faire diminuer la taille de Buck, comme ça, les moldus ne le verront pas et il pourra voler !
Le visage de Hagrid s'émerveilla.
-Nom d'une gargouille, Harry, tu as raison ! Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? En plus, j'ai déjà utilisé la poudre de diminution pour G...
Hermione toussa. Ginny n'était pas au courant de l'existence de Graup.
-Heu, pour... Pour Gulliver, dit précipitamment Hagrid.
-Gulliver ? s'étonna Ginny. Qui est-ce ?
-Un Botruc, dit Hagrid. C'est ce que vous allez étudier cette année en cours de Soins aux Créatures Magiques, vous, les cinquième années. Simplement, Gulliver était anormalement grand... Alors, un peu de poudre de diminution et hop ! Il rapetisse à la taille normale.
-Mais, Hagrid, dit Ginny d'un ton accusateur, comment avez-vous fait pour le faire parler ?
-Un sortilège de haut niveau, souffla Hagrid.
-Mais vous n'avez plus de bag...
-Alors, Hagrid, on y va ? On va faire voler Buck ? coupa Ron.
-Heu, oui, bien sûr. Tu as raison, Ron. Va chercher Dumbledore, je te prie, Harry, il doit se trouver en bas. Et Hermione, va chercher Fred et George.
Harry sortit et trouva le professeur Dumbledore en compagnie de Mr Weasley, apparemment occupés à parler de quelque chose de très important. Harry lui demanda de monter avec lui et lorsqu'ils entrèrent dans la salle, il y avait déjà Fred et George.
-Heu, Dumbledore, voyez-vous...
Hagrid lui explique ce qu'ils comptaient faire. Dumbledore lui lança un regard malicieux derrière ses lunettes en demi-lune.
-Allez-y, dit-il à Fred et George. Mettez-lui la poudre.
Ils s'exécutèrent.
Dumbledore prononça une formule magique extrêmement complexe en tournant trois fois sa baguette vers la droite puis une fois vers la gauche. Buck remua la tête et une voix enfantine sortit de son bec en disant :
-3 cm !
Aussitôt, Buck rapetissa. Il se mit à voleter autour d'eux d'un air joyeux.
-Voilà, dit Dumbledore. Vous êtes vraiment très doués, vous deux, ajouta t-il à l'adresse des jumeaux.
-Merci, professeur, dirent-ils.
Dumbledore leur sourit et sortit rapidement pour ne pas donner une occasion à Buck de s'en aller de la salle.
-Heu, Hagrid... dit timidement Hermione. On aurait pensé que... heu... vous préféreriez peut-être voler seul avec Buck ; et puis ça fera trop lourd si on y va tous.
-Vous... vous êtes sûrs ? demanda Hagrid.
-Oui, allez-y, Hagrid, dit Harry. On pourra y aller une autre fois, ne vous inquiétez pas.
Les autres acquiescèrent. Hagrid prit une pincée de poudre de diminution, la jeta sur sa tête et dit :
-2 cm !
Aussitôt, son corps se dégonfla avec rapidité pour atteindre 2 cm. Ginny ne put réprimer un rire.
Ron tendit le doigt à côté de Hagrid, qui monta dessus, tandis que Fred et George essayaient d'attraper Buck. Harry, Ginny et Hermione s'y mirent aussi et, finalement, Fred le piégea entre ses deux mains.
-Ne lui fais pas mal ! s'enquit Ginny.
-Ne t'inquiète pas, il n'a rien.
Il posa l'hyppogriffe à côté de Hagrid, qui monta aussitôt dessus. Il leur adressa un grand signe de la main et s'agrippa à la crinière de Buck qui s'envolait progressivement, conscient que Hagrid ne devait pas tomber.
-Bonne promenade, Hagrid, dit George alors que Buck franchissait le seuil de la fenêtre.
Soudain, Harry plaqua sa main sur sa cicatrice. Elle devint brûlante et semblait s'étendre sur la largeur de tout son front. Des fourmillements la traversaient.
-Harry ? s'inquiéta Hermione. Ça ne va pas ?
-Je... c'est ma cicatrice. Ça faisait très longtemps qu'elle ne m'avait pas fait mal comme ça... J'ignore ce qui se passe mais...
Ginny était si inquiète qu'elle s'en rongeait les ongles en regardant Harry avec de grands yeux ronds. Fred et George paraissaient étonnés. Hermione tenait la main de Harry et Ron balbutia :
-Heu, viens, Harry, on va aller dans notre chambre... ça ira mieux qu'ici.
Et, sous le regard outré des trois autres, ils descendirent les marches quatre à quatre, Hermione ne lâchant toujours pas la main de Harry.
# Posté le samedi 04 juin 2005 12:38
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:31

Chapitre 7 : La cicatrice glacée

Chapitre 7 : La cicatrice glacée
Une fois arrivés dans la chambre de Harry et Ron, Hermione s'exclama :
-Harry ! Qu'est-ce qui s'est passé ?
La douleur s'était légèrement atténuée et, tout à coup, la chaleur de la cicatrice de Harry s'évanouit pour laisser place à une froideur intenable. Elle était devenue si glacée que Harry eut un frisson.
-Je... je ne sais pas...
-Va voir Dumbledore, suggéra Ron. Il est en bas.
-Tu as raison, Ron, dit Hermione, et les joues de Ron devinrent plus roses. Viens, on descend, Harry.
Lentement, Harry frottant sa cicatrice pour essayer de la réchauffer, ils descendirent. Personne n'était dans le hall. Ils se dirigèrent vers la cuisine et y trouvèrent Mrs Weasley, à ses fourneaux, en train de chantonner.
-Maman, dit Ron, où est Dumbledore ?
-Il est parti, dit Mrs Weasley, toujours le dos tourné. Pourquoi ?
Elle se retourna et plaqua une main contre sa bouche.
-Harry, dit-elle d'une voix presque apeurée, tu es livide !
Harry se regarda dans la glace et, effectivement, il était difficile de dire quel blanc était le plus blanc : celui de sa chemise ou de son visage.
-Viens, allons, va te reposer, tu es en manque de sommeil !
-Mrs Weasley, dit Harry en se débattant de ses bras. J'aurais aimé parler au professeur Dumbledore.
-Il va revenir demain matin, Harry, répondit Mrs Weasley d'un ton agacé. Il faut que tu dormes. Viens.
Malgré la résistance de Harry, elle l'agrippa par le bras et l'entraîna dans sa chambre.
-Même si tu ne dors pas, repose toi.
Sur ce elle sortit.
Hermione semblait pétrifiée de peur. Elle s'assit sur le lit de Harry et prit la main de Ron, qui était resté debout, dans la sienne. Elle tremblait et la serrait très fort. Ron s'accroupit et dit doucement :
-Hermione...
-Harry, dit Hermione au bord des larmes, Harry, tu te souviens ce que Dumbledore t'avait dit ? Que V-Voldemort était tout près et cherchait sa proie... Et ta cicatrice ne te faisait pas souffrir avant. Il restait caché et attendait son heure, sans rien dire. Mais maintenant qu'elle te fait mal, il est passé à l'action. Harry, il... il a tué quelqu'un.
Les yeux de Ron s'agrandirent mais Harry ne manifesta aucun signe de surprise.
-Mais... dit-il lentement. Mais, c'est moi qu'il cherche à tuer. Alors, puisque je ne suis pas mort, qui a-t-il tué ?
Ils ne tardèrent pas à avoir la réponse. Un hurlement suraigu, à glacer le sang, retentit. Il venait d'en bas.
# Posté le samedi 04 juin 2005 12:44
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:31

Chapitre 8 : La sueur froide de Mrs Weasley

Chapitre 8 : La sueur froide de Mrs Weasley
Harry, Ron et Hermione se précipitèrent en bas. Ils croisèrent Fred, George et Ginny.
-Vous avez entendu ça ? dit George, apeuré.
Ginny était tellement terrifiée qu'elle ne disait rien. Ils descendirent les marches le plus rapidement possible. Il n'y avait aucun bruit dans la maison, le silence était assourdissant. Personne dans la cuisine, personne dans le hall...
Ils entendirent des sanglots d'horreur dans la pièce voisine, la chambre de Hagrid. Mais celui-ci n'était pas là, il volait avec Buck. Qui pouvait-ce être...
Ils s'approchèrent et Fred entrouvrit la porte. Ils y trouvèrent Mrs Weasley, avachie par terre aux côtés d'un cadavre.
Il était assez petit et sa tête était inconnue à Harry. Ses dents étaient jaunes et ses yeux, figés dans leur dernière action, étaient grands et vitreux. Ses mains étaient boudinées et ses gros doigts étaient écartés comme s'il cherchait à compter dessus.
Un éclair traversa la cervelle de Harry.
C'était Graup.
C'était évident, maintenant. Il était exactement le même, mais plus petit, c'était tout.
Ron ouvrait la bouche de surprise. Hermione avait enfoui sa tête dans ses mains et pleurait. Harry se baissa et dit doucement :
-Mrs Weasley...
-Seigneur, s'écria Mrs Weasley d'une voix déchirée. Mais qui... Oh... dites moi que je rêve...
Lupin surgit dans l'entrebâillement de la porte.
-Molly ! s'exclama t-il. Que se passe t-il ?
Il aperçut le cadavre et demanda d'une voix qui s'efforçait d'être neutre :
-Qui... qui est-ce ?
Mrs Weasley se leva et se jeta dans les bras de Lupin en sanglotant.
-Je... ne... sais... pas... qui... c'est... R-Remus. Je... l'ai trouvé... alors que j'apportais... du linge... Mais... R-Remus... Le plus terrible... Je l'ai vu... Se faire... assassiner... Par... Tu-Sais-Qui... Je l'ai vu, lui... il... il est ici !
Un silence de mort suivit ces mots.
Lupin jeta un regard effrayé à Mrs Weasley, puis dit d'une voix mal assurée :
-Non, c'est... c'est impossible.
-Ce n'est pas impossible.
Tout le monde se retourna dans un même sursaut. Dumbledore se trouvait ici, le regard froid et les traits tirés par l'appréhension. Tout le monde s'écarta et Dumbledore, sans même jeter un coup d'½il au cadavre de Graup, demanda à Mrs Weasley :
-Qu'avez-vous vu, exactement, Molly ?
-Je l'ai vu... Il lui a lancé... le sortilège... d'Avada Kedavra... alors qu'il était en train de jouer... avec des babioles... de Hagrid...
-Quand vous êtes arrivée, il était déjà là ?
-Ou-oui... mais... il n'avait pas encore... lancé... le sortilège... alors... quand il m'a vue... arriver... il s'est dépêché... puis il s'est volatilisé...
-Merci bien, Molly. Je pense que vous devriez aller vous reposer, dit Dumbledore d'une voix calme. Oh, mais, si mes oreilles n'abusent, je crois qu'Hagrid et Buck viennent de rentrer.
# Posté le samedi 04 juin 2005 12:46
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:32

Chapitre 9 : La décision de Dumbledore

Chapitre 9 : La décision de Dumbledore
-Cachez le corps, je vous prie, Remus. Et aidez-le, vous, ajouta-t-il à l'adresse de Fred, George et Ginny. Moi, je vais occuper Hagrid et le préparer à la nouvelle. Venez avec moi, vous trois.
Harry, Ron et Hermione suivaient Dumbledore. Ron ne disait rien et Hermione, toute tremblante, s'accrochait à sa manche en sanglotant. Harry se demandait comment Dumbledore pouvait être aussi calme. Certes, la mort de Graup n'était pas une grosse perte, mais ça avait été un meurtre. Et le meurtrier était Lord Voldemort.
Ils arrivèrent dans la pièce de Buck. Hagrid était en train de caresser amicalement l'animal et paraissait heureux.
-C'était bien, Hagrid ? demanda Ron, sa voix faussement enjouée.
Dumbledore lui lança un regard signifiait clairement que c'était lui qui devait parler.
-Oh, oui, c'était super. Buck s'est amusé comme un fou, hein Bucky ?
-Hagrid, dit Dumbledore d'une voix grave. J'aimerais que l'on parle à propos du géant ; Graup, je crois ?
Hagrid perdit ses couleurs.
-Que lui est-il arrivé ? demanda t-il d'une voix angoissée.
-Nous parlerons de ce qui lui est arrivé après, si vous le voulez bien, Hagrid, dit Dumbledore calmement. Mais nous allons tout d'abord nous asseoir tranquillement.
Il secoua sa baguette comme Harry l'avait vu faire lors de son audience, un an auparavant. Il fit apparaître un canapé trois places pour Harry, Ron et Hermione et deux fauteuils pour Hagrid et pour lui.
-Vous ne m'aviez pas dit que vous en aviez ramené un, dit Dumbledore.
Cette déclaration surprit Harry. Si Dumbledore ne savait pas que Hagrid avait ramené Graup, comment avait-il réussi à deviner que le cadavre, qu'il avait à peine regardé, était celui d'un géant rapetissé ?
Hagrid baissa les yeux.
-Je... je ne voyais pas l'utilité de vous déranger pour ça, Dumbledore.
-Mais vous voyiez l'utilité d'amener un géant dans la forêt interdite de Poudlard, trancha Dumbledore.
-Ecoutez, Dumbledore, il n'était vraiment pas méchant... Il ne faisait de mal à personne...
-Vous auriez dû dire, non seulement à moi, mais aussi à tous les autres que vous aviez ramené ce géant ici. Au moins, cela aurait évité cette sueur froide à Molly.
Hagrid se leva d'un bond.
-Il n'a pas attaqué Molly, Dumbledore, vous vous trompez ! Graupy n'aurait jamais fait ça.
Sa voix était légèrement tremblante.
-Je vous prie, rasseyez-vous, mon cher Hagrid.
Hagrid s'exécuta.
-Graup n'a pas attaqué, il a été attaqué, dit lentement Dumbledore.
-Qu-quoi ? balbutia Hagrid. Molly a attaqué...
-Molly n'a attaqué personne, coupa Dumbledore. C'est Voldemort qui a attaqué Graup.
De nouveau, Hagrid se leva d'un bond.
-Que lui est-il arrivé ? demanda t-il d'une voix apeurée. Que lui est-il arrivé, Dumbledore ?
Celui-ci attendit quelques secondes avant de répondre. Harry et Ron écoutaient avec attention la conversation et Hermione, toujours agrippée au bras de Ron, était enfoncée au maximum dans le canapé.
-Graup est mort, dit enfin Dumbledore.
Hagrid ne manifesta aucun signe de surprise mais enfouit sa tête dans ses mains en pleurant à chaudes larmes. Quelques minutes s'écoulèrent, mais Harry eut l'impression que c'étaient des heures entières. Puis Hagrid dit, d'une voix saccadée :
-Pourquoi... Pourquoi... Pourquoi Vous-Savez-Qui a... a tué Graup ?
-Rasseyez-vous, Hagrid, demanda Dumbledore d'une voix douce, et je me ferais un plaisir de vous expliquer tout cela.
Hagrid, avec difficulté, se rassit.
-Hagrid, vous savez, dit Dumbledore, que Voldemort veut tuer Harry. Et il éliminera, l'un après l'autre, tous les obstacles qui pourraient l'en empêcher.
-Mais Graup n'était pas un obstacle ! s'exclama Hagrid.
-Si, dit simplement Dumbledore. Rapetissé ou pas, il reste un géant. Les géants sont agressifs et dangereux. Voldemort aurait donc pu obliger Graup, via le sortilège de l'Imperium, à assassiner Harry. Il n'aurait pas du tout été difficile de faire passer cela pour un accident. Dans ce cas, me direz-vous, pourquoi l'a-t-il tué ? C'était une prévention. Les géants, en général, sont de son côté et Graup, en grandissant, aurait pu en convaincre d'autres de venir de notre côté. Enfin, il faut savoir que Graup possède une force extraordinaire et qu'il aurait pu empêcher Voldemort de tuer Harry.
Harry sentit peser dans son estomac un énorme poids. Ainsi, ils devraient tous mourir pour laisser Voldemort le tuer ?
-La situation est grave, reprit Dumbledore, beaucoup plus grave que l'on ne pourrait se l'imaginer. Voldemort sait. Il nous a espionnés. Il sait ce qu'est l'Ordre, il sait où se trouve le Quartier Général, il sait comment s'y rendre. Nous sommes tous en grand danger. J'ai bien peur que nous devrions déménager. Nous cacher ne sera plus d'aucun secours, maintenant. Quelqu'un d'entre nous, un membre de l'Ordre, est un traître. Il espionne. Il raconte tout à Voldemort et il faut trouver au plus vite qui il est.
# Posté le dimanche 05 juin 2005 05:28
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:33

Chapitre 10 : Le Poudlard Express en avance

Chapitre 10 : Le Poudlard Express en avance
Tout le monde se rendit compte de la gravité de la situation. Le Quartier Général fut déplacé...
-A Poudlard.
-Quoi ? s'exclama Hermione.
-Ouais, dit Harry. C'est Dumbledore qui me l'a dit. Il a dit qu'on serait plus en sécurité qu'ici.
-Mais les cours reprennent dans trois jours ! dit Ron.
-Je sais.
-Vous... vous croyez que c'est qui, l'espion ? demanda Hermione d'une petite voix.
-Moi, je pense que c'est Hagrid, mais que ça c'est retourné contre lui, dit une voix derrière eux.
Les jumeaux venaient d'arriver.
-Tu dis n'importe quoi, George, dit automatiquement Harry.
-Qui pourrait-ce être, à part ça ? demanda Fred.
-Kreattur, répondit Ron.
Hermione lui lança un regard mauvais.
-C'est vrai, quoi ! Il n'est plus ici, maintenant, il sert les Malefoy ! Je suis sûr qu'il leur a tout raconté...
-Dumbledore lui avait lancé un sortilège d'amnésie, fit remarquer Harry.
-Oh, tu sais, Kreattur est tellement bizarre... dit George.
-Vous délirez, dit Hermione.
George haussa les épaules.
-Vous n'avez toujours pas reçu vos résultats des BUSE ? demanda Fred.
-Non, dit Ron. Ils tardent un peu.
Mr Weasley arriva dans la chambre.
-Les enfants, dit-il, rassemblez vos affaires, nous partons dans une heure.
-Comment va-t-on y aller ? demanda George. Comme on ne peut pas transplaner...
-Je ne sais pas encore, dit Mr Weasley en sortant.
Hermione et les jumeaux firent de même pour aller dans leurs chambres.
Ils ne posèrent pas plus de questions et préparèrent leurs bagages. Coquecigrue voletait dans la chambre et Hedwige lui lançait un regard outré.
-Moi, confia Harry à Ron, je suis presque sûr que c'est Rogue.
-Ouais. Mais s'il est toujours resté aux côtés de Tu-Sais-Qui, il a vraiment bien joué le jeu pendant cinq ans, pas vrai ?
-Peut-être que Voldemort l'a rappelé.
-Oui... oui, peut-être, dit Ron d'un air songeur.
Une heure plus tard, tout le monde était prêt. Apparemment, ils allaient prendre le Poudlard Express.
-On aurait pu prendre la poudre de diminution ! dit Fred.
-Oh, arrêtez, vous deux, avec cette fichue poudre ! s'exclama Mrs Weasley.
Ils allèrent à pied jusqu'à la gare de King's Cross. Elle était bondée de moldus et ils eurent du mal à passer entre les voix 9 et 10 sans se faire remarquer.
Une fois qu'ils furent tous passés, ils montèrent précipitamment dans le train. Il était vide, c'était bizarre.
-Les enfants, dit Lupin, restez ensemble. Nous, on prend des compartiments à part.
-Qu'est-ce qu'ils ont, tous, à nous appeler les enfants ? grommela George.
Harry, Ron et Hermione prirent un compartiment à eux seuls.
-ça fait bizarre, vous ne trouvez pas, de retour... AAH !
Trois hiboux moyens ducs venait d'entrer dans leur compartiment par la fenêtre ouverte.
-Ce sont les résultats de nos BUSE ! s'exclama Harry en prenant sa lettre.
Tous trois se plongèrent dans leur parchemin, leurs yeux bondissant d'un côté à un autre de la lettre.
-J'en ai cinq, dit Ron. Soins aux Créatures Magiques, Effort Exceptionnel, Défense contre les forces du Mal, Effort Exceptionnel, Sortilèges, Acceptable, Métamorphose, Acceptable, Botanique, Acceptable. C'est bien, mais je n'ai aucun Optimal. En fait, le reste, j'ai tout Piètre. Pas de Désolant.
-J'en ai six, dit Harry, toujours plongé dans son parchemin. Les mêmes que toi, Ron, avec en plus... Potions. J'ai eu Optimal en Défense contre les forces du Mal et en Potions, Effort Exceptionnel en Soins aux Créatures Magiques et Métamorphose, Acceptable en Sortilèges. Sinon, j'ai Piètre ou Désolant... Mais aucun Troll, ajouta t-il avec un sourire.
-Et toi, Hermione ? demanda Ron en levant la tête vers elle.
-Je... je les ai tous, dit Hermione en rougissant. Je... J'ai eu Optimal en Soins au Créatures Magiques, Potions, Métamorphose, Histoire de la Magie et Sortilèges ; Effort Exceptionnel en Arithmancie et Défense contre les Forces du Mal ; et Acceptable en Astronomie.
-Waouh ! s'exclama Ron. Eh ben, bravo !
-Merci, dit Hermione d'une petite voix.
Le silence revint. Ils entendirent des voix sourdes provenant du compartiment voisin. Harry était quasiment sûr qu'il s'agissait de celles du professeur McGonagall et de Dumbledore.
-Dumbledore, nous ne pouvons pas...
-Ce ne sera que là-bas qu'il sera en sécurité. Il redeviendra un Moldu. Ce sera difficile, mais ce sera juste un mauvais moment à passer, Minerva.
-Mais...
-S'il reste ici, coupa la voix de Dumbledore, pas seulement lui sera en danger mais tout Poudlard. Je ne peux me hasarder à emmener sombrer Poudlard par des morts fréquentes... De plus, s'il reste, il aura la vie dure : tout le monde lui en voudra et l'école sera plus que dispersée... Non, Minerva, ma décision est prise. Il faut renvoyer Harry Potter.
# Posté le dimanche 05 juin 2005 09:35
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:34