Epilogue ** CLIQUE ICI SI TU AS LU MA FICTION ** HPotter66

Epilogue  ** CLIQUE ICI SI TU AS LU MA FICTION ** HPotter66
++Voilà un petit épilogue que j'ai écrit++
+++il n'y a pas longtemps, j'espère+'+i+
+++qu'il vous plaira. Et merci encore+i'+
+pour tous vos commentaires, mais àn'.I
+''+'+part cet épilogue, je ne compte'.iiii
+++++++pas écrire de suite.+++++.''+


Ninon Potter se réveilla en sursaut. Elle avait encore fait un cauchemar. D'un geste brusque et énervé, elle attrapa sa petite montre posée sur sa table de nuit. Cette dernière indiquait sept heures moins cinq.
« Autant que je me réveille maintenant, songea t-elle, pour dix minutes... »
Ninon alluma la lumière et se leva. Rapidement, elle enfila une jupe en jean et un tee-shirt mauve et, pour voir ce que cet assemblement donnait sur elle, elle se regarda dans un grand miroir accroché au mur. Elle y vit une jeune fille de neuf ans avec des cheveux noirs lisses lui arrivant aux oreilles, des petits yeux verts et quelques tâches de rousseur qui venaient décorer ses joues blanches et son nez aquilin.
Si sa jupe la satisfaisait, son tee-shirt en revanche ne lui allait pas. Il était trop grand pour elle. Ninon soupira. Elle empruntait souvent des vêtements à sa cousine, Maxine, de onze ans, parce qu'elle voulait lui ressembler, mais rien ne lui allait.
Agacée, Ninon mit une chemise blanche à sa taille et ouvrit la porte de sa chambre. Elle jeta un rapide coup d'½il à la chambre de ses deux frères, Julian et Tim, et à celle de sa s½ur, Meredith. Les portes étaient fermées et aucun filet de lumière ne passait dessous ; ils dormaient.
Julian, Tim et Meredith étaient des triplés de sept ans et demi. Ninon les aimait beaucoup mais ils pouvaient s'avérer très énervants, aussi elle préférait passer du temps avec sa cousine, Maxine.
Celle-ci, vêtue d'un pantalon noir et d'un sous-pull vert pomme, descendit les escaliers (sa chambre était au second) et arriva.
-Ninon ? dit-elle, surprise. Si tôt ?
-J'ai fait un cauchemar, grogna Ninon.
Maxine sourit et s'approcha de sa cousine. Elle était plus grande qu'elle de quelques centimètres. Mais leur différence physique majeure n'était pas là : les cheveux de Maxine étaient très longs, ondulés (parfois même emmêlés) et d'une couleur brune tirant sur les roux.
-On descend ? proposa Ninon. Papa et Maman sont en train de déjeuner, je les entends.
-Oui, dit simplement Maxine.
Elle suivit sa cousine dans les escaliers et elles arrivèrent dans le couloir. Elles passèrent devant un grand tableau représentant un paysage. Maxine ne l'aimait pas mais son oncle Harry lui avait expliqué que c'était pour cacher les traces d'un ancien tableau très bruyant qui avait été difficile à enlever. Maxine était peu curieuse et n'avait pas cherché à en savoir plus.
-Tiens, déjà debout, les miss ? s'étonna gentiment Ginny.
Ginny Potter, une grande femme souriante aux longs cheveux roux, était la tante et la marraine de Maxine. C'était la femme de Harry Potter, qui était donc son oncle, et aussi son parrain.
-Oui, je n'ai pas très bien dormi, dit Maxine en s'approchant de sa tante pour l'embrasser.
-Et moi, j'ai fait un cauchemar, renchérit Ninon.
Harry, un homme grand aux cheveux noirs en bataille, était assis à table et buvait à petites gorgées son café en lisant La Gazette du Sorcier.
-Ah oui, et tu as rêvé de quoi, ma chérie ? interrogea t-il.
Sa fille lui rappelait quelqu'un.
-Que... Que le petit frère qu'on va avoir était un monstre.
Ginny avala de travers sa gorgée de thé. Elle était effectivement enceinte et devait accoucher d'un garçon d'ici deux semaines.
-N'y pense pas, tante Ginny, intervint aussitôt Maxine en lançant un regard noir à Ninon.
Elle tenait énormément à Harry et Ginny. C'était eux qui l'avaient recueillie à la mort de ses parents, Ron Weasley et Hermione Granger, lorsqu'elle avait un an. Harry et Ginny avaient toujours été très gentils avec elle et elle les considérait comme ses parents, aussi toute chose désagréable pour eux, même si ça venait de leur propre fille, ne plaisait pas du tout à Maxine.
-Désolée, mais c'était mon cauchemar, je n'y peux rien, dit Ninon en haussant les épaules.
Elle aimait profondément ses parents mais sa maladresse pouvait être déconcertante, parfois.
Il y eut un silence, puis on entendit comme un gigantesque bruit de tonnerre qui résonna dans toute la maison.
-Ah, Julian et Tim descendent, fit remarquer Harry.
En effet, les deux frères étaient en bas quelques secondes plus tard.
-Les garçons, vous ne pourriez pas être moins bruyants quand vous descendez les escaliers de cette maison ? dit Ginny. Meredith dort encore !
-Plus maintenant, dit une voix aiguë provenant du haut des escaliers.
Meredith, une petite fille qui faisait plus six ans que sept, descendit les escaliers. Elle portait une salopette en jean avec un tee-shirt rouge vif. Son visage était rond et, contrairement à Ninon, Julian et Tim, elle avait les cheveux aussi roux que sa mère. Ils étaient emmêlés et lui tombaient sur les épaules.
Julian et Tim, qui étaient deux garçons à l'air malin et espiègle et avaient des cheveux d'un noir de zain, ricanèrent.
-Pôôôôôôôvre Meredithouchou, on l'a sortie de son sommeil... se moqua Tim.
Meredith leur tira la langue et se tourna vers Harry.
-Papa ! Punie-les, punie-les, papa !
Harry abaissa La Gazette du Sorcier et regarda ses deux fils à travers ses lunettes rondes.
-La prochaine fois que vous faites du bruit exprès quand vous descendez les escaliers, annonça t-il, je vous séparerai et j'en installerai un là-haut, dans la « chambre noire », à côté de celle de Maxine.
Les jumeaux se regardèrent d'un air affolé. La « chambre noire » était la plus lugubre de toute la maison et ils redoutaient y aller.
Meredith sourit de satisfaction et s'assit à côté de son père. Julian et Tim s'installèrent en face et lui firent des grimaces, que leur triplée leur rendit.
Soudain une grande chouette hulotte s'arrêta juste devant la fenêtre de la cuisine. Harry l'ouvrit et l'animal entra. Il portait à sa patte droite un parchemin. Il le tendit à Harry, qui le prit. La chouette repartit aussitôt.
-C'est un peu tôt pour le courrier, non ? fit remarquer Ginny.
-C'est... autre chose, dit Harry.
Il jeta un regard entendu à Ginny qui comprit aussitôt.
Harry se tourna vers Maxine.
-Maxine, c'est une lettre pour toi.
-Une lettre pour moi ? s'étonna Maxine. Mais... Je n'ai jamais de courrier !
Harry lui tendit le parchemin. Maxine regarda l'enveloppe :

Miss Maxine Weasley
dans la cuisine du
12, square Grimmaurd
Londres


Elle lança un regard étonné à Harry.
-« Dans la cuisine », cita t-elle. Comment savent-ils que je suis en ce moment dans la cuisine ?
Comme Harry et Ginny souriaient mais ne répondaient pas, Maxine ouvrit sa lettre et la lut silencieusement.

COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore
Chère Miss Weasley,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard.
Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, chère Miss Weasley, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice adjointe


Maxine releva lentement les yeux du parchemin et s'aperçut que tout le monde la regardait. Elle n'arrivait pourtant à rien dire.
-Alors, c'est quoi ? s'impatienta Julian.
-C'est... dit Maxine. Je vais aller à Poudlard !
Alors que les yeux de Ninon se mirent à briller, ceux des triplés s'ouvrirent grand.
-C'est quoi, Poudlard ? questionna Meredith.
-Allons, les enfants, on vous a déjà parlé de nombreuses fois de Poudlard ! s'exclama Harry.
-Vous aviez la tête ailleurs, sans doute, comme d'habitude, dit Ginny.
-Poudlard est une école de sorcellerie, expliqua Maxine.
Harry sourit. La seule qui paraissait malheureuse était Ninon.
-D'accord, tu vas être très heureuse, là-bas, mais moi, je vais m'ennuyer pendant trois ans ! dit-elle, morose.
-Tu verras, Ninon, ça va passer très vite, et puis tu seras avec ta cousine pendant les vacances ! la rassura Ginny.
Ninon ne parut pas convaincue et courut dans sa chambre.
-Ce n'est rien, dit Harry à l'adresse de Maxine, ça va lui passer. Et puis, il faut qu'elle apprenne à être seule, parce qu'elle ne sera pas toute sa vie avec toi !
Les triplés montèrent à leur tour dans leur chambre. Maxine s'approcha de sa tante et l'enlaça. Après quoi elle en fit de même avec son oncle.
-Merci, mes chers oncle et tante, dit-elle, merci ! Comment je pourrais vous remercier de faire tout ça pour moi ?
-Tu nous remercies déjà en nous honorant de ta présence parmi nous ici, répondit Ginny.
-Je suis tellement contente d'aller à Poudlard, vous m'en aviez parlé tant de fois...
-Ta mère était la plus brillante, j'espère que tu suivras ses traces ! dit Harry.
-Je ferai de mon mieux ! assura Maxine.
Harry lui sourit. Avoir Maxine en face de lui, c'était comme si c'était Ron et Hermione mélangés.
Maxine s'assit sur une chaise.
-Parlez-moi encore de mes parents, dit-elle.
-C'était les personnes les plus fantastiques du monde, dit Harry.
-Tu devais les aimer beaucoup, oncle Harry, tu me dis ça à chaque fois !
-C'est parce que c'est la vérité, assura Harry.
-Et ils t'aimaient beaucoup, annonça Ginny. Tu étais le plus beau cadeau qui ne leur était jamais arrivé. Pourtant tout n'a pas été facile, car Hermione était enceinte de toi durant sa sixième année à Poudlard... Et Ron ne savait rien !
Maxine ouvrit de grands yeux.
-Il ne l'a pas découvert, au bout d'un moment ? s'étonna t-elle.
-Il n'était pas... très... heu... perspicace, fit Ginny.
Ils éclatèrent de rire.
-J'aurais tellement aimé les connaître mieux... dit nostalgiquement Maxine.
-Tu les connais dans le sens où tu es leur portrait craché à chacun, dit Harry. Tu es sérieuse et intelligente comme Hermione et têtue et drôle comme Ron.
-J'aimerais que tu me racontes encore comment ils sont morts, oncle Harry, dit Maxine.
Harry expliqua alors :
-Tu sais, je t'ai déjà parlé de Lord Voldemort (Maxine acquiesça). Eh bien, durant notre septième année à Poudlard, il s'est avéré qu'il ne pouvait pas me tuer - pourtant il voulait me faire le plus de mal possible, car je l'avais réduit à néant lorsque j'avais un an... Mais il était finalement revenu, et même si les trois phases de la prophétie avaient été accomplies, il m'a infligé un combat final à la fin de la septième année.
-Mais comment il a fait puisqu'il ne pouvait rien te faire ? interrogea Maxine.
-C'est-à-dire, si, il pouvait me faire souffrir. Et c'est ce qu'il a compris. Il a alors pris tes deux parents, comme il savait que c'étaient les personnes qui comptaient le plus au Monde, avec Ginny... Et il les a tués devant mes yeux. J'était à la fois profondément choqué, horrifié et plus furieux que jamais. C'est ce qui m'a donné une force surnaturelle, car même si la mort de Ron et Hermione a été la chose la plus horrible qui m'était jamais arrivé, elle m'a permis d'accomplir une chose qui était particulièrement importante pour moi...
-Anéantir Voldemort, murmura Maxine.
-Exact. Mais lui, il ne se doutait pas que sa stratégie se retournerait contre lui... Je l'ai tué, cette nuit-là.
Maxine déglutit difficilement.
-Ce n'était pas à toi de les venger, si ? dit-elle, bas.
-Si, c'était ma destinée.
-Est-ce qu'il reviendra un jour ?
-On ne sait pas, intervint Ginny. Pour l'instant, on a de la chance, dix ans ont passé sans rien. Mais...
Elle stoppa sa phrase.
-Mais quoi, tante Ginny ?
Ginny avala sa salive et secoua la tête :
-Non, rien, ma chérie.
-Il vaut mieux qu'elle soit prévenue, Ginny, fit Harry.
Ginny soupira.
-Très bien. Dis-le lui, alors.
-Eh bien, raconta Harry, Voldemort avait tué mes parents comme toi, quand j'avais un an. Et ce soir-là, je ne l'avais pas tué, mais je l'avais réduit à presque rien... Dix ans avaient passé, puis, lors de ma première année à Poudlard, il est réapparu... Et, quelques années plus tard, il renaissait. Bizarrement, seize ans après ce soir où il avait tué mes parents, tout a recommencé... Avec toi. Tout était exactement pareil : il a tué tes parents, puis a été anéanti à son tour.
-Non, ce n'était pas pareil, objecta Maxine. Premièrement, il a vraiment été tué, cette fois-ci, et deuxièmement, par toi, et non par moi. Ce qui signifie qu'il n'a aucun lien avec moi, je n'ai pas de dette envers lui, je n'ai pas ses pouvoirs, pas comme toi.
-Certes, dit Harry. Et je veux que tu saches que je ne souhaiterai jamais le revoir. Plus jamais. Mais avec Lord Voldemort, on n'est jamais trop prudent, Maxine. Et même si certains éléments changent, nos histoires se ressemblent étrangement. Mais je ne veux pas que tout recommence.
-Et si on t'a dit ça, ajouta Ginny, ce n'est pas pour t'effrayer, mais pour que tu comprennes que rien n'est jamais acquis ou fini avec ce genre de chose. Parfois, les forces du Mal sont absentes puis reviennent d'un coup. Et malheureusement, je ne pense pas qu'on puisse encore être tranquille un jour...
Maxine approuva.
-Je comprends, dit-elle. Mais ne vous en faites pas pour moi, je serai sur mes gardes, et de toute façon je serai entre de bonnes mains à Poudlard !
-C'est certain, confirma Harry.
Il y eut un silence de quelques secondes, puis Ginny proposa :
-Va dans ta chambre lire la liste de tes fournitures et, si tu veux, on ira cet après-midi au Chemin de Traverse pour tout acheter !
-Merci beaucoup ! dit Maxine avant de filer dans sa chambre.
Ginny regarda Harry et soupira :
-Voilà, la première... ça va aller si vite après ! On ne sera bientôt plus que tout les deux ici, ils seront tous à Poudlard...
-Tu exagères, il y en a un autre en cours, fit remarquer Harry.
-C'est vrai, admit Ginny.
Ils se turent pendant un instant, puis Harry dit d'un ton morose :
-S'ils avaient été vivants, ils auraient été tellement contents pour elle aujourd'hui...
-Harry, ils sont toujours vivants, via leur fille !
-Je sais, mais ce n'est pas pareil, Ginny...
-Un jour, on les retrouvera, dit Ginny. On les retrouvera, dans ce monde ou dans l'autre, et ça, quoiqu'il arrive.
-Tout comme on retrouvera Lord Voldemort...
# Posté le lundi 24 juillet 2006 09:30
Modifié le vendredi 27 avril 2007 15:01