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Bienvenue Sur Mon Blog,
Tu Es Prêt ?
Tu T'apprêtes A Découvrir
Une Suite Du Tome 5
Des Aventures De Harry Potter,
Ma Version Du Tome 6...

BONNE LECTURE !

















Chapitre 1 : Le paradis de l'enfer


Cette douce impression de caresse... Continue, continue... Ne t'arrête pas... Ne t'arrête pas, ne t'arrête jamais... C'est si bon... Continue... Continue, ne t'arrête pas...
Il ouvrit les yeux. Ce n'était qu'une petite brise matinale venue lui effleurer le visage. Il se rendit compte qu'il était étendu par terre dans un endroit qui lui était inconnu.
Où était-il ? Amnésie, quand tu nous tiens... Il n'avait plus notion ni d'endroit, ni de temps... ni de vie.
Depuis combien de temps était-il là ? Deux heures ? Trois heures ? A en juger par la trace assez profonde qui se dessinait dans la terre là où son corps s'était allongé, beaucoup plus. Des millénaires... Qui sait.
Il cligna des yeux une fois, puis une seconde fois. Il lui semblait que son corps était neuf, qu'il ne l'avait jamais utilisé... Quelle sensation étrange. Et il redécouvrit le bonheur, ressenti surtout par des jeunes enfants, de connaître des sensations nouvelles.
Et il découvrit la vie.
Vie ? Mort...
L'endroit était désert. Il n'y avait aucune source de lumière, tout était plongé dans une obscurité totale. Il se leva avec peine et tâcha de marcher. Il régnait une drôle d'apesanteur sur cette terre. Il marcha pendant quelques minutes. Il ne savait pas où il allait, ni pourquoi. C'était vrai : quel était le but de sa petite excursion dans cet endroit inconnu ? Peut-être aurait-il été préférable qu'il reste couché là où il s'était retrouvé lui-même, surpris. Oui, ça serait mieux. Ça lui éviterait sans doute des ennuis inutiles. En effet, s'il avait atterri sur une autre planète que la Terre, il ne faudrait pas trop qu'il se mette à défier les habitants de ce lieu... Mais y en avait-il ? Peut-être était-il seul ? Peut-être serait-il seul jusqu'à la fin de sa vie ? Mais était-il bien sûr qu'il était en vie...
Soudain, un trait de lumière rouge flamboyante se dessina devant lui, et il fut ébloui. Des marches en pierre apparurent, une par une, formant ainsi un grand escalier, menant quelque part dans la pénombre.
Rien. Pendant plusieurs secondes, il ne se passa rien. Il fut tenté de monter les marches. Mais il ne le fit pas. Peur de l'inconnu, peut-être.
Tout à coup, les silhouettes d'un homme et d'une femme apparurent en haut de l'escalier et descendirent à toute allure les marches. Elles semblaient venues de nulle part. Ces deux silhouettes s'avançaient vers lui. Puis il arriva à distinguer les traits du visage de l'homme et resta incrédule.
Non... Si, c'était Harry Potter.
Mais non, non, non. Ça ne pouvait pas être lui ! Non, certains détails trompaient : il était plus âgé que Harry, n'avait pas ses yeux, et ne possédait pas de cicatrice sur son front.
Non, ce n'était pas Harry, mais James Potter. Et la femme était Lily Potter.
Lorsque, quand James le serra dans ses bras comme un frère en l'appelant "Sirius", il crut comprendre alors qui et où il était...
# Posté le vendredi 03 juin 2005 05:54
Modifié le lundi 25 février 2008 10:08

Chapitre 2 : La poudre de diminution

Chapitre 2 : La poudre de diminution
TAC TAC TAC !
Harry se réveilla en sursaut. Puis il découvrit l'origine de ce vacarme : c'était Hedwige, sa chouette, qui tapait à la fenêtre pour que Harry lui ouvre.
Ce dernier, perturbé par son mauvais rêve, se leva et ouvrit la fenêtre. La chouette entra immédiatement et fit trois fois le tour de la chambre de Harry en hululant joyeusement.
-Hedwige, euh... Du calme, voyons ! marmonna Harry. Il était encore plongé dans son cauchemar : il avait vu Peter Pettigrow et Bellatrix Lestrange se faire torturer par Voldemort. Mais ce n'était pas un rêve comme celui qu'il avait fait lorsqu'il avait vu Mr Weasley se faire attaquer par un serpent, l'an passé. C'était un rêve comme tous les enfants en font, un rêve qui se forme à partir des souhaits de la personne.
Bien qu'elle n'était pas douloureuse, Harry frotta sa cicatrice.
-Alors, Hedwige, dit machinalement Harry en tapotant le haut du crâne de sa chouette, qu'est-ce que tu m'apportes de beau ?
La chouette hulula fort et joyeusement.
-Mais enfin, qu'est-ce que tu as à hululer comme ça, on dirait Coquecig... AARGH !
Le paquet que Harry avait posé sur la table était devenu de plus en plus gros et avait éclaté. Ron Weasley, le meilleur ami de Harry, se tenait au milieu des éclats de carton, époussetant sa chemise et son jean de moldus.
-Je... Que... Ron ! balbutia Harry, incrédule.
-Attends, Harry, dit Ron en détachant les quatre autres petits paquets que transportait Hedwige.
Ron les posa sur la table et, l'un après l'autre, ils éclatèrent, laissant place à Mr Weasley, Fred, George et Ginny.
-Voilà ! dit Ron avec entière satisfaction, un sourire s'étalant sur son visage. Réussi, non ? ajouta t-il à l'adresse de Harry.
-Euh... Qu'est-ce que... C'est de la magie noire ! dit Harry en essayant de sourire.
-Salut, Harry, dirent les jumeaux.
-Oh, oui, bonjour Harry ! dit Mr Weasley en lui serrant la main.
-Salut, marmonna Ginny dans un murmure à peine audible.
Avant que Harry aie le temps de dire quoi que ce soit, Ginny dit :
-C'est super, non, Harry ? Dis-le à papa, surtout, parce qu'il n'était pas du tout d'accord pour venir te chercher comme ça, il disait que c'était dangereux et tout... On n'a pas cessé de lui dire que Hedwige était une excellente chouette... ajouta t-elle en caressant l'animal.
-En fait, dit Ron, c'est une idée qui vient droit du cerveau de Fred et George. Ils ont inventé cette poudre...
-La poudre de diminution, dit Fred.
-En fait, on s'est inspiré de la poudre de cheminette, mais c'est toi qui nous as mis la puce à l'oreille, dit George.
-Tu te souviens, reprit Fred, quand, en troisième année, on avait appris la vérité sur Rita Skeeter... Tu avais dit : « C'est dur d'être un animagus, et en plus, on est déclaré... Ce que j'aimerais, c'est que l'on puisse rétrécir à volonté »...
-Eh bien, dit George, on a travaillé pendant un an sur la poudre de diminution ! Et elle est tout simplement géniale ! Tu te mets une pincée de la poudre sur la tête, tu annonces à haute voix la hauteur que tu veux avoir...
-Ici, on s'est tous fixés 5cm, intervint Fred.
-Et tu rapetisses! reprit George. Et pour revenir à ta taille normale, tu remets un tout petit peu de poudre de regarnissage...
-En fait, il y a deux poudres différentes ; la poudre de diminution et de regarnissage, dit Fred. Faut pas se tromper... Mais elles ont deux couleurs différentes : celle de diminution est jaune canari et celle de regarnissage est bleue.
-C'est super ! s'exclama Harry. C'est la meilleure de vos inventions !
-Euh, Harry... dit Mr Weasley.
Il paraissait gêné.
-Euh... reprit-il, Je... Enfin, Molly et moi savons... pour... euh... les mille gallions du Tournoi des Trois Sorciers.
Harry avala sa salive et regarda Ron d'un air accusateur.
-Non, Harry, c'est pas lui qui a vendu la mèche, dirent les jumeaux.
-C'est nous qui leur avons dit, précisa George.
-On a eu droit à une petite crise habituelle de maman, dit Fred.
-Mais après, ça allait, elle s'est calmée, renchérit George.
Harry sourit.
-Heu, Mr Weasley, enfin, je... heu...
-Moi, ça ne me dérange pas ! dit soudain Mr Weasley. Tu verras ça avec Molly, ce soir...
Puis, dans un murmure à peine audible, il ajouta :
-Je ne veux pas qu'on se dispute comme avec Percy...
Harry brûlait d'envie de leur demander comment ça allait avec Percy, mais s'en retint et, bien que ce fût faux, car les Dursleys dormaient encore profondément, dit :
-Euh... Si on y allait ? Si les Dursley vous voyaient ici...
Ron sauta sur l'occasion.
-T'as raison, Harry, on va y aller, hein papa ?
-Oui, prépare tes affaires, Harry.
-C'est déjà prêt, dit celui-ci. Mais... heu... ça ne va pas faire trop lourd pour Hedwige ?
-Nan, dit George. Selon la poudre de diminution, ton poids est proportionnel à ta taille. Et donc tu es aussi léger qu'une plume si tu mesures 5 cm. De même pour tes bagages. Ça fonctionne avec tout.
Un après un, les Weasley rapetissèrent. Il ne restait plus que Harry. Il se demanda : faisait-il un mot aux Dursley ? Non, se dit-il, ils seront ravis. Harry prit une pincée de la poudre jaune et dit intelligiblement : 5 cm !
Tout à coup, il y eut un gigantesque tourbillon qui s'organisa autour de lui, rapetisser était beaucoup plus douloureux que ce qu'il imaginait. Il sentit ses os se tasser, sa peau se raffermir jusqu'à étouffer ses muscles, ses organes diminuer... Sa tête le lança douloureusement et il eut un haut-le-c½ur. A présent il sentait jusqu'à ses ongles diminuer de taille, se serrer, et puis s'arrêter. Le tourbillon tourna à une vitesse incroyable pendant un quart de seconde puis ralentit et s'arrêta.
Harry fermait les yeux, il avait peur de renverser quelqu'un s'il les ouvrait et se levait. Pourtant il sentit deux mains l'agripper et le soulever. C'était celles de Ginny (elle avait une forte poigne) et Ron.
-Euh, Harry, dit celui-ci sur un ton d'excuse, on avait oublié de te dire qu'il fallait ne pas respirer et fermer les yeux pendant qu'on rapetissait... Sinon, enfin j'ai jamais essayé mais les jumeaux m'on dit que...
-On a un incroyable mal de tête, compléta Fred en tapotant le dos de Harry.
-Par contre, dit Ginny, il va falloir crier pour que Hedwige comprenne ce que l'on veut lui dire, parce que la poudre fait diminuer aussi la voix. Ça va, Harry ?
-Ou... Oui, je crois, dit Harry en ajustant ses lunettes.
Soudain, il tomba en arrière. Hedwige, qui était à présent au moins dix fois plus grande que lui, l'avait poussé amicalement avec son bec.
-Hedwige, dit Harry avec un sourire, euh...
-Allez, allez, pressons, dit Mr Weasley. Oh, c'est tellement dommage que tu ne saches pas encore transplaner, Harry, ç'aurait été tellement plus simple que cette stupide poudre...
Mais sa voix le trompait. De toute évidence, il était fier des inventions de ses fils, mais il jugeait bon de le nier pour le moment, sans doute.
-HEDWIGE, DE LA OU ON VIENT, cria George avant de se faufiler dans le carton fixé à la patte droite de la chouette.
-P-pour le retour, H-Harry, dit Ginny d'une voix un peu saccadée, on est obligés de se serrer
t-tous dans le m-même carton, on n'avait p-pas prévu que les c-cartons éclateraient...
Harry allait répondre mais le carton oscilla d'une force incroyable et tous furent projetés sur l'arrière.
Il avait déjà voyagé en Poudlard Express, en magicobus, en voiture volante, en hippogriffe, en Sombral, en balais, mais c'était la première fois qu'il voyageait en chouette... En plus, Fred et George avaient fait des minuscules ouvertures sur les côtés du carton. Harry regardait à présent la maison des Dursley s'éloigner... Jusqu'à ce qu'elle ne devienne qu'un minuscule point à l'horizon, perché quelque part entre les nuages.
# Posté le samedi 04 juin 2005 09:19
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:26

Chapitre 3 : Retour au quartier général

Chapitre 3 : Retour au quartier général
-Oh, Harry, Harry ! Je suis enchantée de te voir !
Mrs Weasley serra si fort Harry que celui-ci eut mal au dos.
-Bonjour, Mrs Weasley, dit-il.
Il ne se sentait pas très bien. Il pensait que Hedwige allait les amener au Terrier, mais en fait ils étaient au quartier général de l'Ordre du Phénix. Revenir ici le mettait dans tous ses états. Il avait tellement l'impression que Sirius allait surgir de derrière une porte, tellement...
-Harry, mon chéri, dit Mrs Weasley d'un ton compatissant, sèche moi cette larme, voyons...
Il ne s'était pas rendu compte qu'il avait versé une larme. Il aurait espéré que ça serait passé inaperçu, mais tout le monde l'avait remarqué. Un silence pesant s'installa dans la salle. Harry s'aperçut que le portrait de Mrs Black avait disparu.
-Vous êtes arrivés à le décoller ? demanda Harry, sa voix tremblant légèrement.
-Oui, répondit Mr Weasley. Dumbledore a un petit peu plus de temps libre ces derniers temps, enfin en fait depuis que le ministère cesse de nier le retour de Tu-Sais-Qui. Et il vient très régulièrement. L'autre jour, il a vu Mrs Black en train de crier, et il a demandé pourquoi on n'enlevait pas ce tableau. On lui a répondu que c'était parce qu'il y avait un maléfice de glu perpétuelle dessus. Il a rigolé, tu penses bien, Harry. Il a agité sa baguette d'une façon très spéciale, sans incantation, et il nous a dit que l'on pouvait le détacher. Et, miraculeusement, il s'est enlevé.
-C'est une bonne chose, dit une voix derrière eux.
-Tonks ! s'exclama Harry.
Des cheveux blond foncé lui tombaient sur les épaules et elle paraissait plus grande que la dernière fois où Harry l'avait vue.
-Vous allez bien ? lui demanda t-il.
-Oui, et toi Harry ?
Harry n'eut pas le temps de répondre qu'un grognement sourd se fit entendre à l'autre bout de la pièce.
-Bonjour, professeur Maugrey, dit Harry.
-Salut, Potter. Tu vas bien ?
-Euh, oui, ça va...
Une silhouette masculine mince apparut à l'entrebâillement de la porte.
-Bonjour, professeur Lupin, dit Harry.
-Oh, bonjour, Harry. Je suis heureux que tu ailles bien.
Sa peau étaient anormalement grise et ridée, mais Lupin ne possédait plus ces énormes cernes violettes qu'il avait la dernière fois que Harry l'avait vu.
-Pour l'instant, dit Mrs Weasley d'un ton enjoué, nous ne sommes que ça, mais les autres vont arriver bientôt, Harry. Allez, filez en haut. Je pense qu'après avoir voyagé avec cette poudre idiote tu dois être fatigué.
Ils montèrent. Fred et George allèrent dans leur chambre, mais Ginny resta avec Harry et Ron. En s'asseyant sur son lit, Harry commença :
-Et H...
-Pas encore là, grommela Ron.
Harry lança un regard interrogateur à Ginny.
-Ron est tombé amoureux de Hermione et le fait de rester sans aucune nouvelle d'elle et le fait de rester tout court sans elle le fait enrager, dit Ginny à haute et intelligible voix.
-Ce n'est pas vrai ! s'emporta Ron, des taches de rose s'étalant sur ses joues.
-Oh, si c'est vrai, dit Ginny.
Ron allait contester, mais Harry dit :
-Ron, il n'y a aucun mal à être amoureux à seize ans. Et Hermione est une fille très bien, vous irez bien ensemble.
-Harry, ce n'est pas ce que tu crois ! s'enquit Ron. Je lui ai juste écrit une lettre et elle ne m'a pas répondu... J'étais un peu inquiet, c'est tout.
-Une lettre d'amour, précisa Ginny.
-PETITE FOUINEUSE ! hurla Ron, qui retenait à grand peine les larmes ruisseler sur ses joues écarlates. Menteuse ! Tu racontes n'importe quoi !
-Non, répondit simplement Ginny. Voici la lettre.
Elle brandit un morceau de parchemin rose, parsemé de c½urs. C'était bien l'écriture de Ron.
-Je... Que... VOLEUSE !
-Je te sauvais la vie en rattrapant Coquecigrue, dit Ginny. Qui aurait idée d'envoyer ça à une fille ?
Un court silence se fit. Ron se calma et comprit qu'il ne pourrait pas nier la vérité plus longtemps.
-Pourquoi ? dit-il enfin.
-Tu es trop direct, répondit Ginny. Tu dis : « Je t'aime, je t'ai toujours aimé, je t'aimerai toujours » - le teint de Ron était à présent rouge violacé – ce n'est pas bien. Tu connais Hermione depuis cinq ans, et tu lui sors ça. Non ! Tu devrais plutôt dire : « Jusqu'à présent je croyais que ce que j'éprouvais pour toi n'était que de l'amitié, mais je me suis rendu compte que c'était bien plus. En fait, je crois bien que je t'aime. » Qu'est-ce que tu en penses, Harry ?
Harry avait écouté attentivement Ginny.
-Je pense que Hermione sera ravie.
-Tu... Tu en es sûr ? demanda Ron d'un air timide.
-Oui, il en est sûr, dit Ginny.
Elle allait se retirer, mais Ron la retint :
-Eh, Ginny ! Quand est-ce qu'elle doit arriver ?
-Pas avant demain soir, dit Ginny. Je te conseille de lui écrire maintenant. Ça lui laissera le temps de se... heu... préparer.
Puis elle sortit. Un silence gêné s'installa entre Harry et Ron. Ron évitait le regard de Harry.
-C'est bien, dit brusquement celui-ci.
-Quoi ? dit tout aussi brusquement Ron.
-Si vous sortez ensemble, ce sera bien.
-Tu... Heu...
-Je suis ravi et je pense qu'Hermione le sera aussi.
-A TABLE ! cria la voix de Mrs Weasley.
Les garçons se levèrent. Ron avait la main sur la poignée, mais hésitait à ouvrir la porte.
-Heu... dit-il. Ça ne changera rien entre nous, si... heu... ça se fait... Hein, Harry ?
-Absolument rien, dit Harry d'un ton catégorique.
Ils descendirent et se mirent à table. Il n'y avait personne de nouveau à part Bill et Percy.
-Finalement, ils arriveront demain matin, Harry chéri, dit Mrs Weasley.
-Salut, Harry ! dit Bill.
-Salut, Bill.
Il hésita.
-Salut, Percy.
Celui-ci se leva et serra la main de Harry un peu brusquement.
-Bonsoir, Harry.
-Que... ça c'est arrangé ? chuchota Harry à Ron.
-Ouais, dit celui-ci en se servant de tourte à la citrouille. Ouais, Fudge est viré, tu savais ? Un nouveau ministre a été nommé. Il s'appelle... Euh... Rah, il a un nom tellement difficile... Bon, toujours est-il que Percy travaille aussi avec lui, mais il est plus libre. En fait, je crois que le nouveau ministre a dit qu'il n'avait pas besoin d'un petit chien mais juste de quelqu'un lorsqu'il en avait besoin... Donc quand il veut que Perce soit avec lui, il touche sa montre et la montre de Percy se met à trembler. C'est un peu comme avait fait Hermione pour l'A.D. avec les Gallions, tu te souviens ?
-Mais... Heu, dit Harry, vous vous êtes réconciliés avec lui ?
-Oh, oui, dit Ron. En fait, il est simplement revenu, un soir. Maman lui a sauté dessus, et Papa lui a serré la main poliment, mais un peu froidement je trouve. Il n'a fait aucune excuse, il ne dit plus grand-chose, en fait.
Harry, bien que son estomac criait famine, ne mangea presque rien. C'était son premier repas au 12, square Grimmaurd en l'absence de Sirius. Il essayait de ne pas le montrer, mais il lui manquait énormément. Harry ignorait s'il allait continuer la pratique de l'occlumancie cette année, mais une chose était sûre : jamais plus il ne se ferait avoir par Lord Voldemort.
Jamais plus.
# Posté le samedi 04 juin 2005 09:22
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:28

Chapitre 4 : L'avertissement de Dumbledore

Chapitre 4 : L'avertissement de Dumbledore
Le lendemain, Harry se réveilla avec une intense sensation d'avoir bien dormi. Il n'avait pas fait de cauchemars mais un rêve tout en rose où il voyait Ron et Hermione aller et venir en se tenant la main.
Harry se leva et remarqua avec stupeur qu'il était déjà dix heures. Il s'habilla rapidement, enfila ses lunettes et descendit.
-JOYEUX ANNIVERSAIRE HARRY !
Tous chantaient en ch½ur. Harry vit Dumbledore le regarder en souriant. Il agita sa baguette magique en l'air et les mots « Bon anniversaire, Harry » se tracèrent en fumée argentée qui s'éparpilla dans la salle, comme de la brume précieuse.
Une énorme silhouette dépassait toutes les autres. Hagrid aussi était venu.
Harry balaya tout le monde des yeux : il aperçut le sommet pointu du chapeau noir du professeur McGonagall, le professeur Rogue, qui se tenait légèrement à l'écart et ne souriait pas du tout, et puis les membres de la garde rapprochée qui était venue le chercher l'an passé : Kingsley Shacklebolt, Emmeline Vance, Elphias Doge, Dedalus Diggle et Hestia Jones. Et puis, lui faisant de grands signes de la main et un sourire large sur son visage, se tenait Dobby, l'elfe de maison.
-Merci beaucoup ! dit Harry. Je... Heu... J'avais oublié...
-Harry chéri, dit Mrs Weasley en se jetant sur lui, bon anniversaire ! Oh, seize ans... Je te revois encore quand tu ne savais pas comment aller sur la voie 9 3/4...
-Bon anniversaire, Harry, dit Ron en lui donnant une tape dans le dos.
Puis, chacun leur tour, ils vinrent souhaiter à Harry son anniversaire.
-Mon cadeau, Potter, dit le professeur McGonagall, sera de vous nommer capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor.
-P...Professeur ! Merci, c'est... Je suis ravi...
De Mrs Weasley, il eut l'habituel pull-over, de Ron, il eut un détecteur de hibou (il indiquait en permanence où se trouvait Hedwige), de Fred et George, il eut un grand pot de poudre de diminution, de Hagrid, Dumbledore et Lupin il eut des livres, de Dobby des chaussettes, et de Hermione, reçu par hibou, un nécessaire d'écriture.
Quand le petit déjeuner se fut terminé dans la bonne humeur, Dumbledore prit Harry à part et lui dit :
-Hum, Harry, je peux te parler, s'il te plait ?
-Oui, professeur, répondit automatiquement Harry.
Ils allèrent dans une chambre voisine et Dumbledore prit un ton grave :
-Harry... Nous sommes mieux protégés, maintenant. Tu le sais. Tous les mangemorts ont été retrouvés et remis à Azkaban, je ne sais pas si tu as lu la Gazette du Sorcier, cet été... Mais j'ai fait un peu de pression sur le ministère pour qu'ils n'attirent pas l'attention sur la mort de Sirius. En fait, je ne crois même pas qu'ils ont fait un article dessus. Encore des gens pensent qu'il est en liberté et qu'il va surgir de nulle part et les assassiner.
Sirius ne ferait pas ça, Harry, tu le sais. Mais Voldemort le ferait, lui. En effet, il se cache toujours, mais ce n'est plus comme avant... Avant, il ne voulait pas qu'on le voie, il voulait que personne ne sache qu'il est là... Mais maintenant, il est proche. Comme un prédateur qui cherche sa proie. Je suppose que tu sais qui c'est, sa proie, Harry. C'est toi, bien sûr. Tu te souviens, ce que je t'avais dit sur la prophétie, avant les vacances ? Eh bien, cette fois, il n'attendra pas que tu viennes à lui, Harry. Ce sera lui qui viendra vers toi. Et ça pourra être n'importe où, n'importe quand. C'est pourquoi il faut que tu te prépares, Harry. Il faut que tu te prépares au combat. Tu prendras des cours de défense cette année, même si votre professeur de Défense contre les Forces du Mal sera très compétent, je n'en doute pas ; je ne t'en dis pas plus. Harry, ce sera moi qui te donnerai ces cours. On se battra en duel. Et il faudra commencer ton entraînement très tôt. Dès la semaine de la rentrée. Cela pourra te paraître inutile, Harry, tu es déjà très fort en Défense contre les Forces du Mal. Mais... Mais je ne veux pas que tu meures, Harry. Pas maintenant.
Il baissa les yeux et sortit, laissant Harry plongé au c½ur de ses pensées les plus profondes.
# Posté le samedi 04 juin 2005 09:24
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:29

Chapitre 5 : L'arrivée d'Hermione

Chapitre 5 : L'arrivée d'Hermione
Le lendemain, Ron, Harry, Ginny, Fred et George allèrent parler à Hagrid. C'était la première fois qu'il dormait au quartier général et ils souhaitaient l'accueillir le plus chaleureusement possible.
Lorsqu'ils descendirent, il était en train de prendre son petit déjeuner.
-Bonjour, vous ! dit-il d'un ton joyeux.
-Bonjour, Hagrid, dirent-ils d'une même voix.
Ils s'assirent et commencèrent à se servir de toasts et de bacon.
-Vous-javez-bien-dorbi ? demanda George, la bouche pleine.
-Oui, très bien, oui, dit Hagrid. Je viens d'aller rendre visite à Buck... ça fait du bien de le revoir.
-Il va bien ? questionna Harry.
-Oui, dit simplement Hagrid.
-Qui s'en est occupé pendant les vacances ? demanda Ginny.
Harry sentit une soudaine forte chaleur sur son front, comme si on lui appliquait un fer chauffé à blanc.
-Lupin, dit Hagrid.
-Vous avez l'air triste, Hagrid, qu'avez-vous ? dit Ron.
-Eh bien, c'est juste qu'il n'a pas volé depuis un an, dit Hagrid d'une voix triste.
Harry pensa aussitôt à la poudre de diminution et voulait en faire part à Hagrid, quand la sonnette s'activa. Mrs Weasley, qui était à l'étage, descendit en courant et alla ouvrir la porte.
-Oh, c'est toi, Hermione ! dit-elle d'un ton chaleureux.
Ron devint aussi rouge que la confiture de framboises.
-Entre ! En fait, je ne pensais pas que c'était toi, tu nous avais dit que tu n'arriverais que ce soir...
Mrs Weasley ferma la porte et Hermione entra. A part les deux tâches roses qui s'étalaient sur ses joues, elle était livide, comme si elle redoutait ce moment.
-Hermione ! dit Harry en se précipitant vers elle. C'est super que tu sois là !
En temps normal, ils se seraient jetés dans les bras, mais ils y renoncèrent, étant donné la présence de Ginny, Fred, George, Hagrid, Mrs Weasley et surtout Ron. Ils se firent juste la bise.
-Salut, Hermione, dirent Ginny et les jumeaux d'une même voix.
-Salut, répondit Hermione. Oh, bonjour, Hagrid !
Elle paraissait décidée à ne pas regarder Ron. Mais elle fixait Ginny d'un air insistant.
-Bon, eh ben, euh... comment vous allez ? dit Hermione.
-Très bien, dit Ron d'une voix faussement enjouée.
Hermione fit volte-face et regarda Ron attentivement.
-Ron ! s'exclama t-elle. Comme tu as changé !
Ils se serrèrent la main.
-Oui, heu, toi aussi, dit maladroitement Ron.
-Bon, dirent soudain les jumeaux, on a des choses à faire. Et, dans un CRAC sonore, ils transplanèrent.
-Je vais monter tes paquets en haut, Hermione, dit Ginny et elle monta aussitôt.
Mrs Weasley aussi se volatilisa. Il n'y avait plus que Harry, Ron, Hermione et Hagrid.
-Heu, Hagrid, dit Harry. Vous avez des nouvelles de... heu... Graup ?
-Oh, oui, dit Hagrid d'une voix joyeuse. Oui, oui, il va bien. Il est ici, d'ailleurs.
-IL EST ICI ? s'exclama Hermione, horrifiée.
-Eh, calme-toi, nom d'une licorne, je vais vous expliquer. Fred et George faisaient de la pub pour leur poudre de diminution, au début de cet été, dans la Gazette. Je leur ai demandé de m'en vendre, mais comme c'était le début, ils me l'ont donnée. Ça a été difficile d'en mettre sur la tête de Graupy et de lui faire dire « 1m60 » mais j'y suis arrivé, ajouta t-il avec un sourire.
Hermione parut infiniment soulagée.
-Il va vire avec vous ?
-Je pense. Mais je ne suis sûr de rien.
Hagrid se leva.
-J'ai des affaires à voir avec Dumbledore, dit-il. Je pense que je serai là ce soir, pour le dîner.
Puis il sortit.
-Bon, heu... On monte ?
-Oui, dirent Ron et Hermione.
Arrivés dans la chambre de Ron et Harry, un silence gêné s'installa entre eux.
-Vous voulez que je vous laisse ? proposa Harry.
-Oh, non, Harry, dit Hermione, reste là.
Il resta.
-Alors, heu, Ron... dit Hermione en regardant par la fenêtre. C'est... heu... vrai-ce-que-tu-m'as-dis-dans-ta-lettre ?
-Oui, dit Ron qui s'efforçait de paraître le plus naturel possible.
-Je ne suis plus avec Viktor, en tout cas, dit Hermione.
-Bonne chose, grommela Ron.
-Il était gentil, certes, mais on ne se voyait pas souvent et il ne m'écrivait jamais de lettres.
-ça veut dire... commença Ron.
-ça ne veut rien dire du tout, coupa sèchement Hermione.
Elle se tourna et regarda Ron droit dans les yeux.
-Mais, dit-elle d'une voix douce. Tu en a mis, du temps, pour arriver à écrire ces mots, dit Hermione en brandissant la lettre de Ron.
Celui-ci avala sa salive.
-C'est pas facile, dit-il. Alors... tu veux bien ?
-Je veux bien quoi ?
-Sortir avec moi.
Il avait dit ces mots très vite. Hermione prit beaucoup de temps avant de donner sa réponse.
-Eh bien, oui, si tu veux, on peut essayer.
Elle lui sourit et quitta la pièce.
# Posté le samedi 04 juin 2005 09:27
Modifié le mardi 24 avril 2007 11:30